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La vie, de pire en pire.

Publié le 21 octobre 2007 par Didier T.
Photo : Cindy Sherman
Hier soir, la ligne directrice à suivre était « Inutile de pleurer ». J’ai tenu. Mais aujourd’hui c’est catastrophique. Je suis très fébrile. J’ai les jambes cotonneuses. J’ai mal aux dents et j’ai les yeux qui piquent et brûlent.
Le week-end catastrophique commence, je crois, jeudi midi par un très long déjeuner. Beaucoup trop long. S’en suit une suite de sms. Et la petite question insidieuse qui s’incruste dans ma tête, la petite question insidieuse et stupide, la petite question insidieuse, stupide, pour bien dérouiller et pour un moment : pourquoi tu m’envoies ce genre de sms et m’imposes ce genre de déjeuner alors que ça fait 10 ans que tu vis avec la même fille ?
J’avais donc la tête remplie notamment de cette question-là parmi d’autres quand une très vague connaissance masculine me propose un ciné. Besoin d’oublier la question insidieuse et les autres trucs qui ne vont pas, j’accepte. RDV samedi vers 19h dans les Abbesses. La séance est à 19H15.
Je suis ponctuelle. Lui m’appelle pour me dire qu’il sera en retard. C’est la pénombre, un type me branche, il me raconte des conneries, jusqu’à ce ce qu’il me demande si j’habite bien rue…Oui, et comment le savez-vous ? Pourquoi des gens que je connais pas savent la rue dans laquelle j’habite ?
L’autre se pointe et texto :
- Je suis retard, c’est râpé pour le ciné.
Moi : Bah on ira à la prochaine séance…
- Mouais, bof, ça fera tard après, 21h…
Moi : sans voix.
- Mais j’ai deux-trois DVD chez moi que j’ai pas regardés…
Moi : perplexe…Quel genre de DVD ?
- Je ne sais pas.
Moi : je suis quand même en train de lire un polar où les nanas se font scalper sévèrement, alors m’imaginer chez lui, porte fermée, à regarder des DVD dont il ne sait pas la teneur, me met mal à l’aise. Après tout, je ne le connais que très vaguement, et si ça se trouve, il n’a même pas de lecteur DVD. « Non, j’ai plutôt envie d’un verre ».
Il me propose le rade le plus pourri possible. Finalement, excédée je suis rentrée directe et totalement humiliée par ce, tu montes ou rien, organisé. Non, mais merde, quel sale con, il n’a qu’à descendre à Pigalle s’il a besoin de se vider la tête et surtout le reste.
Bon, à ce stade, tout le monde est mort de rire ? Pas moi. J'étais amoureuse il n'y a pas si longtemps, je suis sûre que j'étais amoureuse, et j'ai pas su m'y prendre, maintenant je dérape à me faire vivre n'importe quoi d'inutile et de fade. Quand est-ce que j'arrête d'être conne ?
Publié par les diablotins

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