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Paul McGrath, une légende du football irlandais

Publié le 22 octobre 2009 par Vinz

5Bientôt les barrages. La france va affronter l’Eire dans une confrontation aller-retour qui va se jouer aux tripes.

Pour célebrer l’évènement, j’ai voulu revenir sur le parcours d’un des meilleurs footballeurs irlandais, un des meilleurs défenseurs tout court, Paul McGrath.

Une découverte pour les Footix, une piqûre de rappel pour certains et de la nostalgie pour les autres.

Né à Ealing (ANG) le 4 décembre 1959 de père nigérian et de mère irlandaise, sa petite enfance n’a pas été des plus tendres.

Sa mère accouchera seule, son père ayant disparu peu de temps après sa conception.  Effrayée que son propre père apprenne qu’elle était tombée enceinte  d’une relation interraciale, Betty McGrath fuit vers Londres pour mettre au monde son « illégitime  » enfant, Paul. Le petit sera confié aux services d’adoption de Dublin au bout de 4 semaines. Lui qui devait s’appeler Nwobilo, portera le nom de sa mère.

Avant le football, Paul McGrath sera brièvement métalo et agent de sécurité. 

sa carrière en club   

Le jeune Paul débute  en 1981 sous les couleurs de St Patrick’s Athletic en ligue professionnelle irlandaise. Cependant, quelques années auparavant, son talent n’avait pas échappé à Billy Behan, chargé du « scouting » pour Manchester United, quand Paul jouait en junior pour Dalkey United.

Etincelant lors de sa première saison, il est surnommé « la perle noire d’Inchicore » et reçoit le trophée du meilleur joueur lors sa première saison pro.

En 1982,  Ron Atkinson et Manchester United sautent  sur l’occasion . Il gagne la  F.A. Cup en 1985 avec les Red Devils.  Il évolue préalablement comme milieu de terrain, pour finalement reculer et s’établir en défense centrale.

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Ben Dyson dira de lui :   »la défense est connue comme étant le diable du football, il la fait apparaître comme une œuvre d’art.  » 

Des blessures récurrentes au genou (8 opérations au total) l’empêchent de s’exprimer pleinement à Old Trafford, et malheureusement de se faire une place plus importante aux yeux du nouveau manager Alex Ferguson. Les relations sont tumultueuses avec le manager écossais, McGrath connaît des problèmes d’alcool et des pépins physiques. Après 7 ans passés à United, il quitte le club. 

Il part pour Birmingham. Aston Villa lui offre une nouvelle carrière, l’irlandais ne laissera  pas passer sa chance. Il restera 13 ans  chez les Villans, il y jouera le meilleur football de sa vie. Lors de sa première saison chez les ciel et grenat,  le club finit second derrière Liverpool. La saison suivante sera moins reluisante, les profondeurs du classement, la lutte pour ne pas descendre. 

Paul McGrath sera élu meilleur joueur du championnat anglais en 1993.

Il remporte avec Villa  la League Cup en 1994, ironie du sort, en battant Manchester United.

« God » comme l’ont surnommé les fans, quitte Villa Park en 1996, en faisant de lui l’un des meilleurs joueurs de l’Histoire du club.

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Il prend sa retraite en 1998, après avoir fait quelques apparitions sous le maillot de Derby County et Sheffield United.  

McGrath avouera au magazine FourFourTwo que son alcoolisme et le football ont toujours été pour lui étroitement liés.      

La sélection irlandaise

Premier match en 1985 face à l’Italie. Les dernier face au Pays de Galles, 12 ans plus tard.

83 sélections pour 8 buts.

Il évolue milieu de terrain sous la direction de Jack Charlton,  la défense étant satisfaisante à l’époque de ses débuts.

En sélection, il réussit quelques coups, comme cette victoire sur l’Angleterre durant l’Euro 88.

Puis, La qualification pour la Coupe du Monde 1990 en Italie,  l’Eire se hisse en quarts. McGrath aura joué les cinq matches pour 480 minutes de présence.

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 En dépit d’un virus au genou qu’il a volontairement ignoré pour jouer, il participe à la Coupe du Monde 1994. Il fit des misères à Roberto Baggio et gagna sa place dans l’équipe-type du mondial.

McGrath et moi

Il y’a des joueurs qui vous marquent. Il fait partie de ceux-là. J’ai eu le plaisir de le voir jouer à Villa Park en 1994. Les chants montaient d’Holte End…hu ! ha ! Paul McGrath…say… uh ! ah  Paul McGrath !. La tête haute, une défense debout et la lecture du jeu.


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