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Louise Harel : la place de Vision Montréal

Publié le 27 octobre 2009 par Politicoblogue
Louise Harel

Louise Harel

J’ai longuement soupesé les pour et les contre avant de prendre position dans l’actuelle campagne et réaffirmer mon engagement pour Louise Harel et le parti qui l’a accueillie, Vision Montréal. Je vous témoignerai d’un périple entrepris au cours de ma vie.

À l’été 2005, au moment de concevoir les contours de ma pensée toute neuve et quand même prête depuis un moment déjà, Option Sourde, une marche fut organisée à Montréal dans le quartier de Villeray. Faisant quelques arrêts à des points de rencontre de la communauté sourde dans le quartier (écoles, associations et le défunt Institut des Sourds de Montréal), nous avons convié des associations et des personnalités de divers horizons.

Ainsi, par un concours de circonstances pour le moins inédit, nous avons invité certaines personnalités de marque de Vision Montréal, notamment Pierre Bourque, Anie Samson et quelques autres. À noter : Anie Samson, la mairesse d’arrondissement, est très dévouée envers la communauté sourde. Elle permet notamment aux personnes sourdes d’assister aux séances du conseil municipal de l’arrondissement.

Jusqu’à tout récemment, j’avais enfoui ce souvenir au plus profond de moi-même. Il n’attendait qu’à ressurgir au moment le plus opportun. L’éventualité de compter sur Louise Harel comme candidate à la mairie de Montréal me rendait enthousiaste, même si j’avais émis certaines réticences à l’époque. J’avais cependant un peu oublié un certain sentiment d’appartenance qui me liait à Vision Montréal. Je dois dire que la ville de Montréal prenait le dessus et que le fait de compter sur une candidate de l’envergure de Louise Harel m’apparaissait plutôt inespéré.

Aujourd’hui, je m’adresse à chacun d’entre vous pour vous signifier ce qui est un réel sentiment d’appartenance envers la ville. Au-delà des partis, des maires qui ont succédé à sa gouverne et aussi d’une certaine crise de confiance qui mine actuellement la politique municipale – et provinciale, je vous invite à réfléchir sur ce qui nous attend comme ville, considérant ses défis et l’ampleur des tâches à accomplir.

D’un côté, une administration Tremblay qui a frôlé l’indécence; de l’autre, un parti aspire à mieux, à travers une vision d’avenir. Entre les deux pôles, Louise Harel s’est interposée pour le moment. Avant de faire votre choix, je reviendrai sur une anecdote de la marche d’Option Sourde du 11 septembre 2005.

Candidat défait en 2001, Pierre Bourque n’a pas reculé devant la perspective de reconquérir la gestion de la ville. Il fallait bien qu’il y ait anguille sous roche. L’administration Tremblay qui défiait la mesure commune des aspirations des arrondissements. D’ailleurs, Anie Samson ne s’est pas gênée pour faire connaître son point de vue au vu et au su de ses opposants et des médias en s’attachant carrément à son bureau de députée, pour mieux dénoncer une ambiance devenue malsaine dans les bureaux et les collaborations entre conseillers de ville.

C’est dans cet esprit que Vision Montréal abordait la campagne de 2005. Pierre Bourque entreprenait quoi… une 5e campagne en tant que candidat ? Quatre en tant que candidat à la mairie, une fois comme candidat de l’ADQ et le reste ne m’est que poussière. Déjà, il avait composé avec un horaire plutôt exténuant, lors de sa campagne. Tellement qu’au moment d’écouter les discours de la communauté sourde, il s’endormit sur ses entrefaites.

Après avoir ri à cette pensée… pensez aux efforts que Pierre Bourque a bien voulu consentir pour battre Gerald Tremblay. Il n’était certainement pas obligé d’en faire autant. Or, il l’a pourtant fait. Nous aurions pu être choqués, mais plutôt nous avons choisi la discrétion du moment pour le photographier et garder ce souvenir impérissable. Depuis ce temps-là, nous sourions à cette pensée inspirante, et prenons la mesure du défi d’intéresser la population à la cause sourde!

Aujourd’hui, Louise Harel persiste et signe dans sa volonté de faire le ménage et les choses nécessaires afin de permettre à la ville de rayonner à nouveau, au-delà de la superficialité même du terme. J’ai bon espoir qu’avec cette anecdote, vous pourrez voir un peu comment Vision Montréal est engagée au cœur de sa collectivité. Permettons-lui de tirer son épingle du jeu et permettons à la première mairesse de le devenir. Tôt ou tard, nous nous devrons d’y croire.

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