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Nintendo à l'assaut contre l'industrie du piratage à Hong Kong

Publié le 23 octobre 2007 par Greg


C'est par l'intermédiaire de son site internet que Nintendo fait savoir au monde entier qu'elle ne se laissera pas faire contre les tentatives de piratage de ses consoles et de tout ceux qui en font le business.
En effet via un communiqué de presse tout à fait officiel - ce qui traduit une volonté assez forte - que la Haute Cours de Justice de Hong Kong à la demande de Nintendo est intervenu pour aider à mettre un terme à une opération de distribution mondial de systèmes de copiages de jeu et de puces de modifications sur les consoles Wii & DS...

Ce grand coup de filet commença le 8 octobre dernier avec la perquisition de Supreme Factory Limited. En l'espace de 3 jours, les représentant légaux de Nintendo sur place ont pu mettre la main sur plus de 10 000 dispositifs de jeu (les fameux linker pour DS) et puces. Des documents saisi ont permis de dévoiler que "The Supreme Factory Limited" a des liens avec une société française, Divineo SARL et son directeur, Max Louarn, qui sont également nommés dans l'action en justice engagée par Nintendo. La Haute Cour a interdit à l'entreprise la distribution des dispositifs ou de céder à quiconque une partie de leurs actifs. De plus elle a ordonné que les avoirs de l'entreprise soient gelés en attendant l'issue de la procédure judiciaire.
"Le piratage affecte l'ensemble de l'industrie du jeu vidéo, des grandes entreprises aux développeurs indépendants", déclare Jodi Daugherty, de Nintendo of America's, directrice principale de la lutte contre le piratage. "Il peut détruire des années de travail acharné d'une équipe de développeurs de logiciels très talentueux, qui cherchent à créer des jeux auxquels le consommateurs aiment jouer. La copie du travail des développeurs et leur diffusions à l'échelle mondial est du vol flagrant. "
On apprend au travers de ce communiqué que le piratage bien que touchant nintendo au premier plan - du fait qu'elle ne peut toucher ses royal tease sur chaque support vendu - touche aussi plus d'une centaine d'entreprises (éditeurs, développeurs...). Le manque à gagner s'estimait en 2006 à plus de 762 millions de dollars.
Cette action en justice est la dernière en date d'une longue série enclenché par la firme nippons à l'encontre des fabricants de puces et de cartouches vierges. En 2005, Nintendo a reçu plus de 5 millions de dollars de dommages et intérêts accordé par la Haute Cour de Hong Kong à l'encontre de Lik Sang, une société qui proposait à la vente mondiale des périphéries de copiage de jeu. Dans une autre affaire, un juge US a ordonné à Bung Enterprises à payer 7 millions de dollars de dommages-intérêts à Nintendo; dans le cadre de son implication dans la fabrication et la distribution de ces produits.
Pour rappel, depuis 1983, Nintendo a vendu près de 2,4 milliards de jeux vidéo et plus de 420 millions de consoles au niveau mondial. Afin de protéger son empire une filiale en propriété exclusive de Nintendo of America Inc, basée à Redmond (Washington), sert de quartier général pour les opérations anti-piratage dans l'hémisphère occidental.
La fin du piratage est-elle pour bientôt ?
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