Magazine Humeur

ITALOBOYZ – Bla Bla Bla

Publié le 28 octobre 2009 par Jekyllethyde

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Il est dingue de se rendre compte à quel point nous, viles Français que nous sommes, pouvons être rempli de préjugés à tendance nazillarde ! En effet, voilà plusieurs années que j’aperçois le nom d’Italoboyz lors de soirées, mais dans ma tête une fausse addition du schéma Italo=Bloodybeetroots=Crookers=Kids=Acné=Purulence=Déjection Humaine=Barbara Streisand=Rejet, m’avait refroidi à l’idée d’écouter une de leurs productions…
Pourtant je sais bien que l’Italien est le plus gros consommateur de Minimale qui m’ait été donné de croiser ! C’est vrai quoi, impossible d’aller dans un festival, une teuf, ou une rave sans se faire des potes ritals ; toujours complètement dingues et il faut le dire sur-défoncés ! Et ouais c’est ça d’élever les gosses avec du San Marco…

Toujours est-il qu’avec l’album BlaBlaBla, les Italiens d’Italoboyz, résidant en Angleterre, remontent le niveau de leurs compatriotes troubadours… Mais attention, l’Italien étant un fin joueur, un tantinet taquin ( ceux qui auront vu le film le train de nuit savent de quoi je parle), ne vous attendez pas à une orgie de basses, ou à un schéma typique, accessible !

Non, nous sommes ici en présence d’un album riche en préliminaire, et retenu, tout dans la subtilité, avec des morceaux frisant le long-métrage  comme :

Blablabla : 17 minutes
Skandito : 12 Minutes
L’anagramme : 12 minutes !

Et Where is London, véritable perle du genre, où vous avez sans doute remarqué Salvador Dali dans son Apologie du Dollar. Merveilleux ! Sans nul doute qu’avec un tel titre et un tel texte, les deux comparses tenaient à revendiquer leur côté rebelle anti-capitaliste… ou au contraire par une maligne tactique faire résonner les murs de la cité d’or Ibiza par cette pluie de Dollars !

L’APOTHEOSE DU DOLLAR
by Salvador Dali

Ici Salvador Dali
Nommé par un anagramme par André Breton :
Avida Dollars
Lequel anagramme avait été fait avec une petite mauvaise intention
Croyant me gêner.
Au contraire, c’était le mot magique
Qui a fait que depuis ce moment
Les dollars ont plu sur ma tête
Comme une véritable divine diahrrée.
Ce qui fait que depuis je m’endors chaque nuit
De plus en plus entouré de satisfaction
Parce qu’il y a rien au monde
Qui me procure autant de satisfaction
Que sentir cette pluie monotone et divine de dollars.

Mais il y a un autre côté qui amusera tous les gens qui m’écoutent
C’est que justement, Auguste Comte, le grand philosophe français
Au moment d’inventer sa nouvelle religion positiviste
Il avait dit, avant de commencer cette religion :
“Il faut que nous comptions avec les banquiers”

Or ça c’est quelque chose d’apothéosique
Et qui prouve que sans banquiers il n’y a même pas de religion.
Tout le Moyen Age a été basé sur la transmutation de la matière vile en or
Puisque l’unique façon de spiritualiser la matière
C’est de l’aurifier.
Or, aussitôt que quelque chose devient de l’or
Devient de la puissance e-spirituelle.
Et dans un monde dans lequel il y a de plus en plus d’impuissance,
Il faut vraiment que l’or qui reconstitue cette barre de Jasé
Qui va de la terre vile au ciel par la transmutation de l’or.


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