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Et si l’on se passait de parlement?

Publié le 03 novembre 2009 par Frednetick

C’est un état de fait probablement bien connu par tout analyste des organisations. Dès lors qu’un système de contrôle est défaillant, qu’un point de passage désigné dans les workflows décisionnels n’est plus opérant, l’organisation met en place de façon informelle un nouveau mode de relation.

En général cela se traduit par l’adoption du protocole le plus basique, le plus simple et le plus direct de relation et de décision. Pourquoi? Parce que c’est bien simple, l’Homme déteste les protocoles, les contraintes, et s’il est besoin de les formaliser pour les appliquer c’est bien que la tendance naturelle n’est pas à leur utilisation.

Le gain de temps est à cet égard le premier argument avancé qu’il m’a été donné d’entendre dès lors que l’organisation où je travaille souhaite formaliser un minimum son fonctionnement. Si ça va vite c’est bien, si d’aventure cela génère le début du commencement de l’ombre d’une potentialité de « perte de temps », l’invariable « c’était mieux avant » refait surface, comme le Black Pearl, les zombies en moins, et encore.

Alors à quoi bon maintenir le parlement quand il s’avère que sa présence même et les contraintes de sa saisine sont générateurs de ralentissements peu féconds de la féconde faconde présidentielle? A quoi bon être doté d’un esprit supérieur d’une incontinence mentale manifeste si un tas de vieux croulants doivent par leurs atermoiements ralentir la manœuvre? D’autant qu’ils la ralentissent pour rien !!!

L’amendement transférant le patrimoine du STIF à la RATP ? Introduit après l’examen par le sénat, récriminations des sénateurs priés de passer pour des perdreaux de l’année mais vote du texte au final. La réforme de la TP? 24 sénateurs râles mais le très rectiligne dans ses chaussons de course François F les renvoit en cure signifiant qu’il n’y aurait pas de modifications de la date de la réforme.

Martine, où sont mon fromage blanc et ma soupe aux légumes?

Martine, où sont mon fromage blanc et ma soupe aux légumes?

La réforme territoriale? Pas encore examinée au parlement que le portail du gouvernement annonce déjà la couleur :

Plus de simplicité, plus de clarté, plus de transparence démocratique, la réforme des collectivités territoriales va entraîner des changements pour les électeurs. En mars 2014, ils désigneront 3 000 conseillers territoriaux, qui remplaceront les 6 000 conseillers régionaux et départementaux actuels. Lors des élections municipales, les Français désigneront d’un seul coup les élus municipaux mais aussi les élus intercommunaux.

Le mode de scrutin est arrêté, les conditions de son applications bouclées. Il avantage peut être outrageusement la droite (qui dispose de peu de voix en réserve sur les seconds tours) mais après tout, la gauche n’a qu’a être de droite ! Il faut choisir son camp.

Le tout est présenté sur le site de l’exécutif national, avec le ton péremptoire de ceux qui ne plieront pas devant le remugle de l’opposition et les babillages d’une poignées de papys dont l’investiture ne tient plus qu’à un fil. Au final tout cela sera voté, la droite vient de faire main basse sur les départements et les régions pour 2014, très sûre de son fait pour 2012.

Belle leçon de démocratie. Je repose donc ma question, à quoi sert donc encore le parlement?


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