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Olympique Lyonnais, Un onze qui tourne... rond

Publié le 25 octobre 2007 par Bernard Suzat

En alignant trois fois de suite la même équipe, et en gagnant trois fois, Alain Perrin a trouvé une base sûre, mais sait comme tout entraîneur que les remplaçants s'impatientent
Mardi soir, avant de quitter le Gottlieb-Daimler Stadion et de rejoindre l'aéroport, Alain Perrin, son staff, et les joueurs ont partagé dans l'intimité du vestaire, un petit dîner à base de pizzas, de fruits et de gâteaux. L'entraîneur tenait à cette collation collective avant de décoller avec tout son groupe vers une nuit sans sommeil, et un retour à la maison vers 3 heures du matin.
Mais certains n'ont pas traîné autour de la table. Milan Baros a quitté le premier le vestiaire, passant par la zone mixte où patientaient les journalistes, sans s'arrêter. Une chouquette en forme de dessert à la main, l'attaquant tchèque est vite allé s'installer dans le bus. Seul, frustré de ne pas avoir joué la moindre minute depuis trois matches.
Un peu plus tard, Nadir Belhadj est passé à son tour, téléphone portable collé à l'oreille, énervé. Son agent, qui est aussi celui de Karim Benzema, lui aurait demandé d'être patient, mais l'international algérien a rétorqué qu'il n'avait pas signé à Lyon «pour cirer le banc». Ambiance, ambiance...
Il y a quelques semaines, c'est le Brésilien Fabio Santos qui avait un peu disjoncté mais depuis, le milieu brésilien reste sur trois titularisations, il gagne, et a même inscrit en Allemagne, son deuxième but en moins d'un mois. Or il n'aurait pas été titulaire si Jérémy Toulalan ne s'était blessé dimanche soir.
D'autres ont perdu du terrain, comme François Clerc, ou Kader Keita, devenu joker de luxe. Quant à Fred, rétabli après cinq mois sans jouer avec Lyon, il a fini de purger sa suspension européenne, et frappe à la porte.
Mais en dépit de fatals grincements de dents, les résultats du moment donnent raison à Alain Perrin. Il a trouvé un équilibre d'équipe, un onze qui tourne... rond, et on ne connaît pas un entraîneur au monde qui ne rêve pas de cela.
«On est un groupe de 22 ou 23 joueurs, et on aura besoin de tout le monde», prend soin de rappeler Hatem Ben Arfa, qui n'a pas toujours figuré dans le camp des grands gagnants. «On a un bloc qu'on n'avait pas les semaines précédentes, et on trouve des automatismes, mais le coach sait ce qu'il fait. Il fera tourner l'équipe quand il l'estimera nécessaire», renchérit Karim Benzema.
A Paris dimanche? Pas forcément, car les Lyonnais auront quatre jours pour se préparer. Or tous les préparateurs physiques s'accordent sur l'importance du quatrième jour, entre deux matches. Les changements devraient en revanche survenir lors du match suivant, le 8e de finale de Coupe de la Ligue à Caen, mais alors les suppléants des titulaires, seront-ils dans le rythme?
C'est toute la question. «Jouer avec la même équipe peut être une bonne chose, car on manquait de repères et d'automatismes en début de saison», témoigne Sidney Govou, rappelant que l'OL s'est offert un petit coup de jeune, en sollicitant plus régulièrement des garçons comme Benzema et maintenant Ben Arfa.
Alain Perrin qui avait connu deux premiers mois compliqués hésitant entre 4-4-2 et 4-3-3, provoquant le débat jusqu'en interne, avec ses premières compositions d'équipe en Ligue des Champions, à Barcelone et contre les Rangers, joue sur du velours, mais reste aux aguets, car la gestion d'un groupe reste fragile. Et le mercato d'hiver n'est pas si loin...
Jean-François Gomez pour le progres

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