Magazine Sport

Le comité d’accueil.

Publié le 09 novembre 2009 par Vinz

Ce lundi matin, l’équipe qui doit affronter les redoutables Springboks ce samedi au Stadium de Toulouse, a été révélé. Après l’annonce du groupe France perturbée par les blessures issues de la dernière journée de championnat (Ouedraogo notamment), les choix de M. Lièvremont étaient tous attendus, mais comme une sélection avec ce staff ne se fait jamais sans (demi-)surprise, et bien ce sera au tour de Y. David d’en profiter.

Au rayon boucherie-charcuterie, et comme il faudra bien contrer les Boks dans les mauls et les rucks, il a été décidé de mettre du poids. ça tombe bien, car devant, nos cadres disponibles sont plutôt du genre blindé. Ce qui donnera une 1ère ligne Biarro-Usapo-Toulousaine Barcella/Servat/Mas. Le premier étant à peu près incontournable à gauche de la pile, et Mas étant constitutif de l’ossature du groupe France depuis 2 ans. On peut toutefois émettre un doute sur sa capacité à tenir 80 minutes alors qu’ils semblent chercher de l’oxygène vers l’heure de jeu à chaque match, depuis son retour de blessure. Qu’en sera-t-il face aux Boks? On comptera sur S. Marconnet, capable d’aller chercher plus bas ses vis-à-vis, pour prendre la relève en cas de défaillance. Dans cette configuration de piliers droits un peu court pout un match, on aurait pu imaginer une titularisation d’usure de Marconnet et une rentrée sous forme d’impact-player de Mas. Cette option prend corps lorsque l’on voit les difficultés et les forfaits de dernières minutes chez les Boks (Du plessis suppléé par CJ van der Linde).

En 2ème ligne, l’attelage Nallet/Millo-Chlusky ne faisait guère de doute. Pape pouvait prétendre à une place mais plus à gauche qu’à droite, c’est à dire à la place du vice-capitaine… En tout cas, c’est du lourd!

En 3ème ligne, il a fallu privilégier la force de percussion et la blessure de Ouedraogo a dû aidé les sélectionneur dans ses choix. Au vu des propos tenus par M. Lièvremont, le Montpellierain aurait probablement était titulaire de par ses qualités de joueur de « rupture ». En son absence donc, Dussautoir, capitaine, occupera évidemment le côté ouvert, laissant l’autre flanc à son ancien équipier Harinordoquy, auteur d’un fantastique début de saison. En 8, Picamoles offre un condensé de puissance, de force de pénétration et de mobilité. Lui aussi réalise un excellent début de saison à Toulouse, mais on attendra aussi de lui une plus grande serennité dans la canalisation des ballons en mélée fermées surtout si celles-ci reculent. hrnordoquy sera aussi très utilisé en touche, électron libre pour contrer Matfield. C’est à ce titre que Bonnaire prend place sur le banc, apportant à l’occasion sa science de sauteur. une pensée pour le pauvre Lapendry, appelé pour la 1ère fois et qui se fait griller la politesse sur le banc de touche par Bonnaire, qui n’était même pas présent dans le groupe initial. On peut y voir une volonté de M. Lièvremont de protéger ce jeune joueur.

Le pack ainsi constitué, il n’y a guère matière à débat. Il sera cornaqué par une charnière qui elle aussi, une fois n’est pas coutûme, ne prête pas à polémique (blessures aidant…).

Ce sera donc une charnière Dupuy/Trinh-Duc, le premier offrant une assurance au pied (il sera même le buteur attitré), le second une garantie de défense solide au centre du terrain, essentielle face aux Boks, les deux s’inscrivant dans la continuité de la Tournée de Juin. plus que Parra, remplaçant, Dupuy permet de fixer les premiers défenseurs autour des zones de rencontres, portant le ballon et instillant le doute chez le défenseur. Il faudra voir sa capacité à alterner le jeu et surtout à l’organiser si les Bleus reculent. Trinh-Duc aura la lourde de charge d’assimiler les lancements de jeu prévus pour cette rencontre et donner vie à une ligne de trois-quart ou règnent encore l’incertitude. Cette charnière, jeune et complémentaire, devra faire preuve de capacité d’adaptation : il y a u an , la France gagnait sous un déluge face à l’Argentine, dans un match impossible à jouer… s’il faut refaire pareil, allons-y.

Au centre, on attendait beaucoup de la complémentarité des Usapistes Mermoz-Marty. Ces deux-là font des merveilles depuis un an maintenant et leurs association auraient pu donner des repères à une ligne qui en manque cruellement. C’est donc là qu’intervient la surprise du chef, puisque c’est Y. David qui enfilera le n°13. Il faut dire que sur les 10 premiers matchs de Top 14, l’ancien Berjalliens a été étonnant de culot, de vivacité dans les prises d’intervalles et de puissance pour les créer. Probablement plus vif que Marty, il devra se montrer au moins aussi combatif que lui. On devrait voir le second Usapiste entrer en cours de jeu. Mermoz, lui, paraît aujourd’hui indispensable dans l’animation du jeu. Pouvant aller jouer près de la ligne ou de demander les ballons plus en profondeur, il montre une grande faculté d’adaptation. Aussi à l’aise dans la relance, les grands espaces que dans le jeu mains-mains, preuve en est sa passe sur le dernier essai marqué par Manas face au RCT, rien ne semble s’opposer à de grandes performances en équipes de France. Peut être les sélectionneurs veulent-ils faire naître une complémentarité pour le futur.

Encadrant nos deux jeunes centres, V. Clerc, de retour de blessure, enfin. Inutile de s’étendre sur les qualités bien connues de ce joueur, bien qu’il ne soit pas revenu à son niveau dantesque de 2008. Son compère Heymans prendra l’autre aile au bénéfice de l’expérience (caractéristique dont Liévremont lui même dit qu’elle « n’est pas un argument décisif » pourtant), et des coups de génie qu’il sort régulièrement (AB/France à Dunedin). B. Fall esperera sa première cap.

La présence des deux fidèles Toulousains aux ailes laissait penser à une titularisation du troisième comparse à l’arrière, encore une fois au nom de la complicité. Mais Médard prendra place sur le banc au bénéfice de D. Traille. L’objectif étant d’utiliser le jeu au pied profond du Biarrot pour inverser la pression que ne manqueront pas d’infliger les Boks à nos Bleus, et sa présence physique sous les chandelles. Médard possède pourtant lui aussi un jeu au pied très puissant mais probablement moins précis et régulier que celui de Traille, et une grande agilité sous les ballons haut. Mais il paie aussi sûrement un début de saison beaucoup moins tranchant que d’habitude. Sans le toulousain on se prive par ailleurs d’un brin de folie, d’une capacité de franchissement phénoménale. Toutefois, on n’oubliera pas que traille aussi est un formidable joueur de ballon (souvenons nous l’essai face aux AB à Cardiff) capable de fulgurances, toujours très propres techniquement.

Au vu de cette composition, la stratégie qui va être employée se basera sur un contre puissant sur les phases d’affontements quitte à laisser leurs ballons aux Boks en touche, domaine ou ils sont impériaux. Le jeu au pied d’occupation et de pression sera prédominant, mené par traille et Dupuy. On attendra des progrès dans ce rôle là de la part de Trinh-Duc. Il ne faudra donc pas s’attendre à un match enflammé, qui demanderait beaucoup de préparation, mais à une guerre de tranchée méthodique et tactique. Pas le meilleur, angle d’attaque face aux Bocks.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Vinz 627 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine