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OL – OM : Victoire du football dans l’Olympico !

Publié le 10 novembre 2009 par Hservietsky

Dimanche soir à Gerland, « l’Olympico » est vraiment né. Avant le match on s’attendait à vivre le même type de rencontre que l’an passé, insipide et pathétique. Et puis dès la troisième minute de jeu et l’ouverture du score lyonnaise, tout a changé. Les joueurs se sont laissés aller, et pendant quatre-vingt dix minutes, la Ligue 1 s’est imposée comme la plus belle vitrine dont le football puisse rêver.

L'OL et l'OM se sont neutralisés... 5-5 ! Magique !

Ceci n'est pas un trucage, mais bel et bien le score de "l'Olympico". YP 2009

La soirée des excès. On pourrait la nommer ainsi tant les superlatifs sont de mise pour qualifier un match qui restera à coup sûr dans la légende du championnat de France. Dix buts en un match de Ligue 1, on osait à peine y croire. Et pourtant ils l’ont fait. L’OL et l’OM ont proposés un vrai et un beau spectacle qui, l’espace d’une soirée, nous aura fait oublié la tristesse d’un sport de plus en plus aseptisé. Dimanche soir il n’y avait pas de calcul, de tactique ou de peur, mais de la folie, du talent, de l’instinct et des erreurs. Tous les ingrédients nécessaires pour vivre un instant magique, pour les spectateurs. Les entraîneurs, eux, ont du passer une bien mauvaise soirée. Mais finalement, tout le monde s’en fou. Pour une fois les footeux ont eu ce qu’ils voulaient : du football.

On avait fini par oublier ce qu’était vraiment ce sport. Quatre-vingt dix minutes où l’on peut passer par toutes les émotions. De l’ennuie à l’euphorie, de la déception à la satisfaction, de la tristesse à la liesse. Dimanche on a vécu tout ça. Pour autant tout n’était pas parfait à Gerland. Deux défenses perméables, voir absentes. Deux gardiens internationaux déjà à Croke Park, voir en Afrique du Sud. Et deux entraîneurs lâchés par leurs joueurs, voir oubliés de tous. Cependant, mise à part les intéressés, personne ne s’en plaindra, on attendait que ça.

Tout le monde connaît le film de la soirée, mais un petit résumé s’impose, juste pour le plaisir.
Après avoir rapidement ouvert le score par Pjanic (1-0 à la 3e), L’OL mène et domine toute la première mi-temps, malgré l’égalisation de Diawara (1-1 à la 11e), avant le but de Govou (2-1 à la 14e). Cheyrou avec l’aide de Lloris remet les deux équipes à niveau juste avant la pause (2-2 à la 44e). Pas mal, mais rien de bien exceptionnel, encore que …
Au retour des vestiaires c’est l’OM qui prend rapidement les commandes du match avec la superbe demi-volée extérieur pied droit de Koné (2-3 à la 48e). Puis Brandao croit donner la victoire aux siens à dix minutes de la fin de la rencontre (2-4 à la 79e). Mais s’était sans compter sur l’infatigable Lisandro qui remit immédiatement les siens dans la course (3-4 à la 81e), avant qu’un autre Argentin, Heinze, ne provoque un penalty malheureux en touchant le ballon de la main. Lopez le transforme et inscrit son premier doublé de la saison en Ligue 1 (4-4 à la 84e). L’OL revient de loin et l’OM s’écroule en encaissant un cinquième but sur une action « barcelonesque » de l’avant-garde lyonnaise, conclut par Bastos, entré en jeu quelques minutes plus tôt (5-4 à la 90e). Gerland croit au miracle, jubile, et se dit que Lyon va sortir victorieux d’une des plus belles rencontres de la décennie, voir du siècle. Seulement les Marseillais ne sont pas de cet avis et arrachent le nul in extremis sur un c.s.c de Toulalan (5-5 à la 92e). Tout simplement magique.

Au final certains diront que l’OM a perdu deux points en encaissant trois buts en dix minutes. D’autres mettront en avant le retour quasi improbable des Lyonnais alors qu’ils étaient complètements dépassés en seconde période. Ou alors la force de caractère d’un OM capable de revenir dans les tout derniers instants après avoir vécu l’enfer du diable Lisandro. Peut importent les analyses, c’est tout simplement du jamais vu dans un match entre prétendants au titre, et pour une fois c’est le spectateur qui en est sorti vainqueur.
On en redemanderait bien un peu. Car cette rencontre avait comme un petit goût de reviens-y qui fait souvent défaut dans le football d’aujourd’hui.

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