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Les idiots médisent mais le e-paper arrive

Par Lorenzo Soccavo

Il est venu à mes oreilles que des imbéciles prétendaient que je prophétisais la disparition du livre au cours des deux prochaines années. N'importe quoi !
Pour commencer il ne s'agit pas de faire disparaître le livre : que ces gens commencent déjà par lire le mien de livre : Gutenberg 2.0, le futur du livre, dans lequel je précisais notamment : « Nous ne sommes pas dans la science-fiction et il ne s'agit pas non plus de faire des autodafés de livres, comme dans le célèbre roman de Ray Bradbury, Fahrenheit 451... ».
Que je sois maudit pour les siècles des siècles et bien au-delà encore si je complotais à la disparition du livre.
C'est à sa survie, à son évolution dans nos sociétés de plus en plus high-tech du 21e siècle que je travaille.

Les idiots médisent mais le e-paper arrive
Le futur du livre, certains y travaillent depuis 1974. D'abord au sein du Xerox Palo Alto Research Center, puis, au MIT.
C'est Nickolas K. Sheridon qui en est l'initiateur, le Gutenberg de notre époque.
Il s'en explique dans une interview à lire absolument donc (et en anglais s'il vous plait) pour s'informer et se remettre les idées en place : The future of electronic paper, sur le fort intéressant site The future of things...

Pour lui, les freins au lancement du marché de l'e-paper sont principalement de deux ordres. D'abord, le prix des readers, qu'il voudrait à moins de 100 dollars (nous partageons cet avis), ensuite le noir et blanc de l'e-ink (pas de problème, la couleur est pour 2008). Et de répondre en conclusion à son interview que la révolution e-paper, bah c'est pour 2012.
Dans moins de cinq ans. Ce n'est pas moi, c'est Nick Sheridon qui le dit. Et toc !

A mon avis, deux obstacles pourraient cependant retarder cette déferlante e-paper, dont je fixe pour ma part l'échéance à 10, 15 ans (soit 2017-2022) lorsque l'on insiste beaucoup pour que j'assume ma position de prospectiviste de l'édition.
Deux obstacles donc : d'une part, les technologies concurrentes de l'e-ink (écrans LCD et OLED qui apporteront les mêmes caractéristiques bistables que l'e-ink, d'emblée en couleur et avec un moindre coût de fabrication, car pouvant réutiliser les usines à écrans plats des téléviseurs...) ; d'autre part, la politique de déforestation de certaines contrées asiatiques et africaines par les Chinois (si d'un côté nos amis chinois n'ont pas assez de papier pour leurs millions d'étudiants et se sont lancés conjointement, dans un programme de reforestation et de protection de leurs forêts primaires, et, dans une politique volontariste d'édition numérique, peut-être n'auraient-ils rien contre le fait de vendre du papier cellulose à prix cassé aux Européens, lesquels, tout contents, de garder leurs sensations de pages à tourner et à corner, d'odeurs de colle et d'encre, prendraient un tragique retard et laisseraient le marché des readers à Jinke Hanlin, STAReREAD, et Cie...)
A méditer au lieu de médire.


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