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Bruno FRISONI : l'homme aux souliers d'or

Publié le 29 octobre 2007 par Laurent Ballestra
Le designer parisien est une référence mondiale pour toutes les collectionneuses de chaussures. Des pochettes précieuses aux escarpins, véritables objets de déco, ses créations réinterprètent brillamment l’éternel féminin.
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Kate Moss, Charlotte Gainsbourg, Cate Blanchett, Jennifer Lopez… Leur point commun, hormis la peoplelisation ? Elles ont toutes dit oui à Bruno Frisoni et à ses fabuleux points d’orgue ponctuant l’allure et la silhouette. Des talons de vertige, des formes qui bluffent les orteils, L’homme aux grandes lunettes noires est une mode à lui tout seul. Né en 1960, il se passionne pour les esquisses de silhouettes et de vêtements, grâce à une mère couturière. Il fait très vite ses classes chez les plus grands au milieu des accessoires. Il entre chez Jean-Louis Scherrer en 1980, assiste un temps Maryll Lanvin, avant de travailler pour Christian Lacroix. Depuis 1995, il est indépendant et heureux de l’être, mais continue à collaborer avec le monde de la couture : Trussardi, Givenchy ou encore Yves Saint Lauren t. Il vient de reprendre la direction artistique de l’illustre maison Roger Vivier.

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Démarche assurée

Il y a quelques années, Bruno Frisoni a failli se lancer dans le prêt-à-porter : « À mes débuts, je voulais créer des vêtements, mais très vite ma carrière a bifurqué vers l’accessoire, affirme cet imaginatif d’origine italienne. Puis je me suis pris de passion pour le soulier. Un sac, on le prend, on le pose , une chaussure, c’est différent : on l’enfile et on séduit aussi avec, de façon torride et volcanique. » À l’image de sa dernière collection, il dessine pour une femme passionnée, troublante, voire énigmatique. « Élégante mais sur la brèche, c’est une attitude qui m’émeut », précise-t-il. La prochaine collection s’annonce tout aussi mystérieuse.

Haut perché

Entrelacé de cuir et de tissu, chaque modèle relève d’une débauche d’effets. Le créateur a toujours développé un goût pour la « haute fantaisie ». « L’aspect trop technique du soulier ne me passionne pas, j’aime le décorum. Chez moi, la structure n’est pas déterminante, ce qui compte, c’est l’intention. » C’est aussi un adorateur des années 60, « pour la vie faste et heureuse, le bon vivre, la bonne humeur, où tout se déroule simplement ». Bref, Bruno Frisoni cherche constamment à plaire et à séduire grâce à son style inimitable, la tête dans les nuages mais pas forcément les pieds sur terre. À suivre à la trace.
Par Stéphane POCIDALO
Copyright : Portrait par Matthieu Salvaing et Natures mortes DR.

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