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Comment ne plus jeter la pierre au Conseil Parisien de la Jeunesse

Publié le 15 novembre 2009 par Gillesp
En cette fin de semaine a eu lieu la rentrée du Conseil Parisien de la Jeunesse. Sur de nombreux points, de grandes avancées ont vu le jour :
  • les conseillers ont eu droit à une présentation de la Ville de Paris, qui était bien faite puisqu'elle permettait de saisir toute la complexité de la machine municipale
  • le principe de construction d'un espace de discussion commun a enfin été acté : les membres pourront échanger car ils auront chacun la liste des emails de chacun, ce qui n'était pas le cas auparavant
  • le réseau des villes amie des enfants va être relancé
  • quelle collaboration avec Berlin ? Montréal ? Les autres capitales européennes ? Le principe d'animation d'un réseau européen a été voté
  • Anne Hildago a annoncé que notre présence symbolique dans les divers jurys de la Ville va être renforcée
Les nouveaux membres associatifs ont posé des questions très pertinentes et semblent particulièrement lucides. Par ailleurs, quelques projets n'ont été traités que dans les couloirs :
  • l'organisation d'un débat : "que peut la région pour les jeunes ?" à l'occasion des élections régionales avec l'ensemble des listes candidates
  • la demande officielle pour l'organisation des Assises de la jeunesse réunissant Conseil Parisien de la Jeunesse, Conseil de la Vie étudiante et les associations en présence des élus concernés dont le Maire de Paris
Mais surtout un voeu sur l'autonomie du CPJ a été présenté dans un contexte peu favorable et il a réussi à être voté, ce qui n'était pas gagné :
Pour renforcer son autonomie, afin d'éviter les dysfonctionnements qui ont pu exister par le passé, le Conseil Parisien de la Jeunesse déclare pour lancer les travaux de la commission Charte :
  • qu'il se doit de manifester son avis sur les questions qui ont trait à son fonctionnement sur le fond comme sur la forme, par exemple sur le choix de son propre logo ;
  • que chaque réunion du CPJ sera coanimée par ses membres, et ce, dès ce séminaire ;
  • que l'ordre du jour de chaque réunion est amendable en début de réunion ;
  • que l'ordre du jour de chaque réunion est co­décidé pour moitié par l'exécutif municipal et pour moitié par les membres du CPJ ;
Le CPJ est très heureux des sujets de consultation que lui propose la municipalité parisienne. Cependant, le CPJ rappelle son souhait que l'exécutif municipal propose au CPJ davantage de sujets de collaboration pour que le CPJ puisse choisir parmi ceux­-ci. Le CPJ souhaite aussi être associé à l'avenir dans la programmation du séminaire en début d'année, comme de toute autre activité organisée en son nom.
Ce voeu est à remettre en lien direct avec les anecdotes que j'ai racontées sur le logo et le match de foot. Le contexte était peu favorable car cela s'était passé en juin. Certains membres étaient plutôt convaincus qu'une nouvelle dynamique s'engageait alors que d'autres membres étaient si nouveaux que s'empoigner sur une histoire de logo paraissait anecdotique (à juste titre d'ailleurs). Et Bruno Julliard a enfin eu le courage de dire que le logo de toute manière ne pouvait être que le choix de son cabinet et que notre avis n'était vraiment que consultatif. Le premier logo du Conseil Parisien avait été choisi par lui-même en 2003 mais depuis, nous devons être moins matures...
Bruno Julliard a ensuite eu cette phrase magnifique sur la démocratie participative, cela ressemblait à quelque chose comme : "la démocratie participative s'arrête là où la vraie démocratie, celle des élus, commence". La franchise est toujours appréciable, surtout quand elle permet de constater l'état d'esprit de la jeune génération socialiste.

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