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Tenir la route

Publié le 13 octobre 2009 par Jean Carfantan

Le roman repose sur la contrainte. D’une part, il a besoin d’une ou deux intrigues qui tiennent la route et d’autre part l’auteur a besoin d’écrire chaque jour.

Le défi n’est pas d’écrire un bon roman mais d’écrire un roman jusqu’au mot FIN. Une fois que cette première mouture est livrée, il est temps d’élaguer ici, de nourrir là, de donner de la chair à tel personnage, de ciseler des phrases, bref de construire un bon livre.

J’ai appris ça en écrivant des livres d’informatique en trois mois.

Pour un roman, il faut d’abord tenir la distance sans se soucier du jugement de soi et des autres, ne pas parler de son intrigue autour de soi. Trop parler émousse cette faim, ce feu d’écrire.

Écrire un roman, c’est long, ce n’est pas juste le coup d’une inspiration, il est question ici de vivre avec ses personnages, d’être habité par leurs démons et leurs espoirs, de sentir affleurer le rythme de leur mots, de percevoir les mouvements de l’intrigue alternant ses moments forts d’action, de confrontation et d’émotion et ses moments faibles de rêverie, de réflexion où le lecteur peut se projeter dans les personnages, sans parler des scènes de présentation ou de transition.

Comme le peintre pose d’abord une couche sans apprêt, puis une autre couche plus précise. Comme le musicien de jazz qui alterne des temps forts et d’autres moments où se rassemblent les forces avant qu’elles ne se déchaînent dans le climax.

500 mots par jour,  c’est un objectif. Parfois plus, parfois moins, je ne perds pas de vue l’objectif de garder cette vitesse au long des jours pour ce premier jet.


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