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Immigration: il n'y a pas de forteresse

Publié le 30 octobre 2007 par Jlhuss

… et l’homme est un nomade !

Le nivellement mondial produit son effet. A chaque fois que les télévisions et les touristes apportent l’image des vieux États industrialisés dans des pays ou l’on n’a rien d’autre à offrir que la pauvreté, la jeune génération avide de vivre ressent un peu plus le besoin d’émigrer. Il y a un peu plus d’un siècle seulement, l’Europe a exporté son énorme croissance de population et ses légions de pauvres sur d’autres continents. 18 millions d’émigrés ont alors quitté la seule Grande-Bretagne …

Des gens dont la situation est bien pire traversent aujourd’hui le rio Grande pour entrer dans ces États-Unis tellement vantés ou franchissent la Méditerranée pour se rendre en Europe, malgré le chômage qui y règne.

L’Union Européenne se referme depuis longtemps sur elle-même, elle refuse les visas et les autorisations de travail, allant même jusqu’à “réinventer la famille” autour du gène !

Et pourtant, il est impossible de verrouiller la “forteresse” Europe. Une simple planche de surf équipée d’une voile bricolée permet de franchir en peu de temps le détroit de Gibraltar, et avec lui la frontière entre la pauvreté et la “richesse”.

Il y a longtemps que les chefs de gouvernement ont commencé à armer leurs gardes frontières . Mais “ils” arriveront par millions … et qui osera donner l’ordre de tirer pour les en dissuader ? Ce qui ne changerait d’ailleurs rien au problème si ce n’est de rassurer momentanément les phobiques.

Y a-t-il une solution ? Non. Elle passerait, comme un sursis, par le sacrifice du niveau de vie des mieux lotis, lequel à terme sera de toute manière compromis. Elle passerait par la fin de la recherche effrénée du profit, mais au contraire par l’investissement massif et “à perte financière” dans les pays pauvres pour rééquilibrer le niveau de vie planétaire : on ne part pas de chez soi par plaisir mais pour ne pas mourir.

Mais cet effort de “partage”, difficile volontairement ne réglerait rien à terme. L’état de sédentarité n’est pas la règle et les “forteresses” ne sont que des constructions très momentanées vouées à la destruction. L’homme est ”nomade” par essence. Dans sa brève histoire la sédentarité n’est que parenthèse.

C’est en nomade qu’il a tout inventé, créé : le feu, les langues, les religions, le marché, la musique, les arts, ne laissant aux sédentaires que l’invention des forteresses, de l’Etat et de l’impôt … Les “voyageurs” furent toujours des forces d’innovation et de création. Quand elles se ferment aux nomades, aux itinérants, aux étrangers, aux mouvements, les sociétés déclinent et périclitent; alors les murs tombent.

A vos plumes …


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