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two lovers

Publié le 24 novembre 2008 par Titiparis
two lovers
Dimanche soir.
Le temps est vraiment pourri et je me décide enfin à aller au cinoche tout seul.
C'est con, mais faudrait penser à amortir cette carte UGC. Tout l'art de suivre la société de consommation sans consommer.
Trop de gens à la séance de 20h30. Je décide de quitter l'interminable queue qui mène à la salle 10. En me retournant, je croise le regard étourdissant de Charlotte (Gainsbourg), puis celui d'Yvan (Attal). Il ont l'air plus patients que moi... J'hésite encore, je n'arrive pas à rentrer alors je m'installe au café en attendant la séance suivante.
"Two Lovers" n'est pas un film comme les autres.
A la fois élégant et rugueux, James Gray esquisse les paradoxes qui jalonnent l'existence. Une substance brute à façonner, une matière vivante troublée par ce qui tient et retient. Ce qui étourdit et ce qui anesthésie. Ce qui nourrit et ce qui fait vivre. Entre une image fixe fantasmée et une évasion immobile.
Bouleversant.

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