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La cuisine et moi… Une relation pas toujours très zen !

Publié le 10 novembre 2009 par Sochik

psy

Chic ! c’est bientôt les fêtes. Le sapin scintillant dans le salon, les cadeaux, la famille, les bons petits plats … Le foie gras, le saumon fumé, le chapon, les fruits de mer, la buche, le digestif, le champagne, les chocolats, les macarons, les bons vins et j’en passe ! Bonjour les calories, les indigestions et la culpabilité d’avoir manger autant en si peu de temps.

Notre relation à la cuisine nous parle de nous …
La cuisine (dans tous les sens du terme) et notre façon de manger sont des catalyseurs puissants de notre vie émotionnelle : certaines femmes s’y adonnent sans culpabilité et ont avec elle un rapport privilégié et naturel, d’autres entretiennent depuis tout temps un rapport ambigu : la cuisine et donc manger (et faire à manger) deviennent un véritable calvaire surtout en ces temps de fêtes imminentes.

Rappelons que la bouche et ses plaisirs est un carrefour pulsionnel qui permet de respirer, de parler, de goûter, d’embrasser, d’avaler, de rire, chanter, bref… constitue un organe essentiel de communication entre soi et les autres. La relation que nous entretenons avec ce que nous ingérons est intimement liée à celle que nous entretenons avec notre corps : comment le traitons-nous ? Quelle relation avons-nous avec le plaisir et la frustration ?

Savoir manger c’est savoir ce qui est bon pour soi et se respecter.
Observez tout simplement les gens autour de vous qui sont en bonne santé et « bien dans leur peau » (attention, cela ne veut pas forcément dire qu’ils sont minces !) : ils savent instinctivement sélectionner les aliments et limitent les excès. Du coup ils ne culpabilisent pas de leur comportement et, à vrai dire, n’y pensent même pas… C’est aussi simple que cela ; et maintenant observez-vous ….
Prendre plaisir à manger de nos jours où toute nourriture est à notre portée, le surpoids un vrai problème de santé publique et où être mince est devenu un must, devient un véritable challenge.
De plus, avec la vie stressée que nous menons, cuisiner équilibrer est de plus en plus compliqué, n’est-ce pas ? Quelle bonne excuse.

Quelle relation avons-nous avec le plaisir et la frustration ?
L’exemple de Christine est tout à fait intéressant : cette femme divorcée de 42 ans habituellement gaie et aimant s’occuper d’elle avait perdu tout entrain et pris 6 kilos en quelques semaines après le départ de sa fille du nid familial : elle passait son temps à se lamenter sur le temps qui passe !
Après un travail sur elle où elle a pu intégrer ses angoisses de vieillir, elle a pris conscience que lorsque sa fille était encore à la maison, elle se restreignait à manger et s’habiller « comme sa fille qui est mince comme une brindille » !
Elle a peu à peu réadapté son comportement face à la nourriture et pu s’accepter en tant que « quadra » avec ses quelques kilos qui, en fait, lui donne l’allure d’une « vraie femme épanouie » comme elle aime à le répéter. Puis elle a appris à se recentrer sur ses propres plaisirs et peu après elle a rencontré son actuel compagnon alors que jusque là les hommes qu’elle rencontraient n’étaient « jamais pour elle » ! Depuis elle s’est remise à cuisiner …


Les conseils du psy…
Evitez de vous poser trop de questions. Pourquoi suis-je comme ci ou ça, pourquoi je n’y arrive pas, et concentrez‑vous sur le «comment» faire autrement.
Oubliez les modèles. Le manque de volonté (eh oui ! le fameux taka, fokon… qu’on se dit ou qu’on entend tout le temps) est une approche religieuse culpabilisante : oubliez ! C’est le syndrome du « il faut, je dois » (le surmoi) contre le « je suis libre » (et donc responsable). Ce réseau se dégrade au fil du temps, devient inefficace, amène la culpabilité et conduit à la mauvaise estime de soi (c’est de ma faute j’ai pas de volonté).
Faites-vous plaisir en vous occupant de vous : massage, sport, sorties, loisirs créatifs, ballades dans la nature…
Faites-vous aider ! Un comportement ça se change.


À méditer : «On ne nourrit bien que ceux que l’on aime pour l’amour qu’on leur porte et qu’ils nous portent ou que nous nous portons en leur portant.»


Par Marielle Korn
Cabinet de thérapie et de développement personnel

21 rue Pasteur – 44800 St Herblain
www.cabinetkorn.fr – 02 51 78 65 60


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