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Election à la présidence de l'EPAD

Publié le 03 décembre 2009 par Frédéric-Michel Chevalier

T-Joelle_Ceccaldi_Raynaud L'épilogue de la polémique autour de la présidence de l'EPAD interviendra demain dans la matinée. Joëlle Ceccaldi-Raynaud a annoncé cet après-midi sa candidature face à la candidature du maire communiste de Nanterre Patrick Jarry.

L'annonce de la candidature du député-maire de Puteaux met fin aux scénarii et rumeurs les plus folles qui ont circulé depuis l'annonce sur France 2 du retrait de Jean Sarkozy. De mon point de vue, elle est à la fois logique et légitime.

Logique, parce qu'il ne fallait à aucun prix laisser un fonctionnaire de l'Etat prendre en main la destinée du premier quartier d'affaires européen. L'Etat y joue déjà un rôle majeur et possède la moitié des administrateurs, la zone de la Défense étant classée "Opération d'Intérêt National". Il est donc sain que l'EPAD soit présidée par un élu local.

Légitime, parce que Joëlle Ceccaldi Raynaud, pourra à ce poste faire entendre la voix des habitants de Puteaux, mais aussi ceux de Courbevoie (la 6e circonsciption des Hauts-de-Seine dont elle est député s'étend désormais, outre Neuilly et Puteaux, au centre ville de Courbevoie à la suite du redécoupage électoral).

Je me réjouis donc de la décision de notre maire que j'appelais de mes voeux dès l'annonce du retrait de Jean Sarkozy, intervenue le 22 octobre dernier au moment même où nous examinions en Conseil municipal le projet de décret de fusion EPAD-EPASA. D'importantes décisions d'aménagement à prendre dans les mois à venir concernent directement notre commune et notre qualité de vie : réaménagement du boulevard circulaire en boulevard urbain, construction de la Tour Majunga, sans compter le devenir de l'ancienne station service située rue Paul Lafargue (en zone EPAD) qui devrait être remplacée par un commerce de proximité très attendu par les habitants du quartier (j'y reviendrai dans une prochaine note). En outre, connaissant son caractère et sa personnalité, nul doute qu'elle cherchera à imprimer sa griffe à son mandat et qu'elle saura donner un peu d'humanité à ce quartier si facilement froid et impersonnel.

Bien entendu, l'opposition putéolienne se dresse déjà contre son arrivée à la présidence de l'EPAD. Depuis quelques jours, Alternance Puteaux a fait donner de la voix à ce qui lui reste de forces : Christophe Grébert, Sylvie Cancelloni et, pour l'occasion, le courageux anonyme JC a même repris du service. On peut cependant s'étonner du silence de l'élu des Verts, Bruno Lelièvre qui était déjà absent au Conseil municipal du 22 octobre.

Leurs arguments prêtent à sourire. Christophe Grébert embraie, au risque de radoter, sur les vieilles histoires de népotisme et sur la guerre du père et de la fille, oubliant qu'il y a eu une élection municipale en 2008 et que les électeurs ont clairement tranché cette question. Joëlle Ceccaldi-Raynaud tire sa légitimité, non pas de son père, mais du suffrage universel qui l'a porté pour 6 ans au fauteuil de maire par une majorité absolue (plus de 53% des voix) face à 3 listes concurrentes (ce qui est rarissime dans cette configuration). Cela porte un nom, Monsieur Grébert, la DE-MO-CRA-TIE ! Il est vrai que votre parcours politique depuis votre adhésion au MoDem montre que vous n'en faites que peu de cas ! 

Quant à Sylvie Cancelloni, qui voit des murs partout depuis qu'elle prétend sur son blog avoir escaladé le mur qui sépare Neuilly de Puteaux dans l'île de Puteaux en faisant son jogging à 7h45 du matin en compagnie d'une amie (mdr, diraient les ados sur MSN) et sûrement être étonnée que personne ne lui ai tiré dessus comme à Berlin, elle ironise sur la fin de "l'exception putéolienne" et l'effondrement des "murs tarifaires" de Puteaux en plage et Puteaux en Neige qui ne manquera pas, selon elle, d'intervenir du fait des nouvelles responsabilités de Joëlle Ceccaldi Raynaud. Au lycée, cela porte un nom : le Hors sujet !

Mais comme le choix du président de l'EPAD est une élection, il reste demain aux administrateurs à faire leur choix. D'ici là espérons qu'il se portera sur Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la meilleure candidate possible pour un avenir équilibré de la Défense.


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