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Halloween : Trick And Treat!

Par Mélina Loupia
J'en avais peur à l'époque où les premiers films dédiés à la citrouille américaine faisaient leur apparition à la télévision ou dans les magnétoscopes volumineux V2000 sous les téléviseurs couleurs et depuis, ça n'a pas changé. Halloween me fout la trouille. La première année que tout a recommencé, c'était en 1997, je m'en souviens, Nicolas avait tout juste l'âge d'avaler des Haribo auxquels il n'avait pas droit et Jérémy était déjà adepte de la Playsation. Deux gamines, en blousons de circonstance, d'environs 10 ans chacune et pas maquillées (Lorie n'était pas encore célèbre), sont venues sonner à ma porte. "Bonjour, t'as pensé aux bonbons? -Bonjour, non, pourquoi? -Bah, c'est Halloween! -Bougez pas les filles" Lorsque je suis revenue avec un paquet de Barquettes dans les mains, elles se sont excusées de m'avoir dérangée, d'avoir réveillé Nicolas de la sieste et sont reparties sans fermer le portail, que je me suis empressée de verrouiller. Trop peur d'avoir d'autres visites des mômes du quartier. Plus tard, lorsque ma tribu et moi-même avons aménagé ici, l'opération marketeuse avait fait des ravages et les enfants en subissaient les matraquages télévisés et scolaires. La fête s'était répandue dans les cours d'écoles et se préparait pendant la classe. Le piège s'est lentement refermé sur le village et mes enfants. J'ai cédé et ai même été désignée 3 années durant chef de convoi pour sécuriser les visites d'une dizaine de gamins déguisés, peinturlurés, excités et finalement méchants, au travers des ruelles du village que j'aime tant. Si les anciens jouaient le jeu la première année, il devenait de plus en plus difficile de maintenir l'ordre et l'équité de la troupe qui finissait souvent disséminée avant la fin de la soirée, après bagarres et règlements de compte à coups de Carambar derrière l'église. L'an dernier, j'ai décliné l'invitation, malgré la réserve intacte de friandises de l'année passée, qui démontre l'infortune de l'évènement. Je n'ai pas été peu fière de feindre la surdité subite quand la horde affamée et puérile est venue tambouriner devant chez moi. Ce soir, dès 17h et pour la seule fois de l'année, mes volets seront clos et la sonette sera débranchée. Les voitures iront faire leur nuit derrière la maison et "Les LOUPIA, y sont pas là." Quand je pense que c'est importé du pays Celte et par extension facile, je le reconnais, du côté anglosaxon du globe, faut pas non plus déconner, ils nous volent la Coupe et encore faudrait qu'on les fête?

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