Magazine Assurances

Assurance ne foncez pas tête baissée

Publié le 30 octobre 2007 par Aurélia Denoual

Vous avez un projet immobilier, vous souhaitez acquérir une nouvelle voiture, installer une salle de bain et devez recourir au crédit ? Si votre capacité de remboursement et l'appui d’une éventuelle caution solidaire offre à l’organisme prêteur un premier niveau de « réassurance » quant au remboursement du capital prêté, cela ne lui suffira pas. Il vous demandera de souscrire à une assurance, obligatoire dès que le capital emprunté dépasse 15 000 € : l’assurance décès/invalidité. Il vous proposera par ailleurs une assurance maladie (incapacité temporaire), ainsi qu’une assurance « chômage », pour pallier les périodes sans emploi et la baisse des revenus inhérentes.
Cette démarche est protectrice pour l’emprunteur, qui notamment ne sera pas dans l’obligation de rembourser ses échéances en cas d’invalidité totale. Elle est aussi protectrice du banquier, qui est certain de récupérer son capital. Bref, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si certaines pratiques ne rendaient le processus opaque.
Ainsi, votre banquier vous conseillera un package « crédit+assurance », avec l’assurance « groupe » choisie par sa société, sur laquelle il réalisera un bénéfice. Sachez que rien ne vous oblige à souscrire les assurances – qu’elles soient obligatoires ou optionnelles – auprès de la compagnie suggérée par votre banquier. Dans de nombreux cas, et notamment si vous avez moins de 40 ans, vous aurez de grandes chances, en faisant jouer la concurrence, et notamment en utilisant les services d’un courtier en ligne, de trouver des contrats bien plus avantageux pour vous.
Difficile d'avoir le choix...

Vous aurez d’autant plus avantage à ne pas souscrire les yeux fermés à l’assurance packagée que, d’une compagnie d’assurance à l’autre, les conditions de couverture sont très disparates. Notamment, les durées des délais de carence peuvent aller du simple au double. Quant à la définition du handicap et de l’incapacité à travailler, selon les contrats les clauses peuvent devenir très limitatives.
C’est très probablement avec les garanties perte d’emploi que les plus grandes disparités apparaissent. Sachez notamment que, pour la plupart des assurances, un licenciement pour faute ne sera pas pris en charge… Vérifiez aussi le délai de carence, la durée de prise en charge effective, et les conditions d’accès à la garantie…

...mais l'on peut être épaulé
Pour vous permettre de comparer les offres les plus pertinentes et économiques en regard de votre situation, et vue la disparité des clauses, tout indique que vous aurez vraiment avantage à vous adresser à un courtier en ligne. Celui-ci sera en effet en mesure de constituer une offre vraiment sur mesure, et de faire jouer la concurrence entre assurance dans les meilleures conditions.


ATTENTION : Ne faites pas de fausse déclaration.
S’agissant du risque décès invalidité et incapacité temporaire, avant d’accepter de vous assurer, toutes les compagnies vont vous demander de remplir un formulaire « santé ». Si, intentionnellement ou non, vous ne déclarez pas la réalité de votre situation, le contrat sera jugé caduc et les couvertures auxquelles il devait vous donner droit pourraient alors ne pas être délivrées.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Aurélia Denoual 17 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte