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Diplôme Rachida Dati: le canard enchaîné publie

Publié le 31 octobre 2007 par Damien Ravot

rachida-dati Quelques medias parlent depuis quelques temps du vrai faux diplôme de Rachida Dati. Le canard enchaîné publie aujourd'hui un article intitulé "l'élève Rachida compromise en examen" avec le cv (voir photo) qui a déclenché la polémique. Résumons:

Rachida Dati a été élève de l'ISA (Institut supérieur des affaires) en 1993. Bien après cette époque, l'ISA, qui est situé sur le campus d'HEC, a été rattaché à HEC et a changé de dénomination. Maintenant l'ISA s'appelle MBA HEC.

A l'époque où Rachida Dati a été élève de l'ISA, elle n'a pas obtenu le diplôme de l'ISA et mentionnait donc sur son CV "ancienne élèce de l'ISA" mais aussi "MBA du groupe HEC" ce qui prête grandement à confusion !!

On peut aussi s'étonner par ailleurs qu'après des études à l'ISA, Rachida Dati soit allée faire une maîtrise (l'ISA est niveau + que Bac + 5 et une maîtrise est niveau Bac + 4 et surtout ensuite écrive 1997, "niveau DEA de droit communautaire..." ce qui explique clairement ici qu'elle n'a pas de DEA).

Plutôt que de se poser en victime de la cinquième colonne des anti-sarkozy et jaloux et racistes, Rachida Dati aurait tout intérêt à montrer ses diplômes. Ceci dit, un simple coup d'oeil dans l'annuaire HEC (qui mentionne aussi les diplômé sde l'époque à l'ISA) suffit à éclaircir l'affaire. Qui regarde ?

rachida_dati_diplome


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LES COMMENTAIRES (1)

Par Anne-Marie
posté le 01 mai à 20:11
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Je trouve cet article bien naïf; je connais une faculté de droit (celle d’Orléans pour ne pas la nommer) qui délivre des diplômes de master 1 de droit privé à des étudiants qui n’ont quasiment pas fait de droit pendant leur quatre années d’étude (et quand je dis quasiment pas, c’est quasiment pas : ils n’ont qu’une licence d’administration-gestion (option "gestion des ressources humaines", mais le nom ne change rien au contenu: il n'y a que très peu de droit dans cette licence) et ils peuvent choisir leurs propres matières en master 1 droit privé parmi celles qui leur sont proposées, ils choisissent bien-sûr des matières de gestion, de management, d’histoire, d’économie, de politique, de sociologie… mais pas de matières juridiques (ou une ou deux histoire de faire plus ou moins crédible).La faculté fait cela dans le but de gonfler fictivement les effectifs de master 1 droit privé (plus de 50% des effectifs du master 1 droit privé n’a pas de licence de droit) et d’obtenir ainsi des subventions. Ils sont en concurrence avec ceux qui ont une licence de droit et une (vraie) maîtrise de droit pour accéder aux masters 2 de droit (dont les places sont très limitées), la sélection se fait par entretien devant une seule personne... Ces faux diplômés en droit ont accès de surcroît à tous les concours de la fonction judiciaire (avocat, magistrat…), puisque les textes exigent une maîtrise de droit sans mentionner l'obligation de l'obtention de la licence de droit (il est vrai que quand on a le diplôme "maîtrise de droit", il est raisonnable de penser qu'on a aussi la licence de droit). J’ai tenté de faire quelque chose, mais depuis la loi d’autonomie des universités, cette magouille est légale (avant cette loi, il était encore possible de contester). Vous voyez donc, que l’injustice, à l’instar de Mme Dati usurpant un titre universitaire, est aujourd’hui la règle et que rien n’empêchera l’aggravation des choses. Les diplômes ne vaudront intellectuellement bientôt plus rien.

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