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Mais où est passée la dette ?

Publié le 08 décembre 2009 par Zelast

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Il y a le bon cholestérol et le mauvais.

Il y a,il parait,des guerres propres et donc des guerres sales.

Il y a des gentils dictateurs (Khadafi ?) et des méchants dictateurs (Ahmadinejad ? )

Il y a les frais de représentation et des détournements d'argent public.

Et comme nous l'avait dit Thierry Breton alors aux commandes de la caisse enregistreuse ,un bon déficit et un mauvais déficit.

Bercy 27/12/2006 :

<<....Ce déficit 2007 est encore trop lourd ; mais je relève malgré tout qu'il est inférieur aux dépenses d'investissement de l'État au sens large (y compris subventions et dépenses immatérielles) qui s'élèveront à plus de 43 milliards d'euros : nous respecterons donc la fameuse « règle d'or » l'an prochain, selon laquelle l'État ne creuse la dette que pour investir dans l'avenir !

Sur l'ensemble des administrations publiques, mon nouvel objectif de déficit public pour 2006 est de -2,7 % du PIB. Pour 2007, je table sur un déficit à -2,5 % du PIB, soit le niveau de déficit stabilisant l'endettement public. C'est une seconde étape capitale dans notre stratégie de désendettement, après celle du retour sous 3 %.

Concernant l'endettement public précisément, je vous confirme l'objectif de diminution d'au moins 2 % du ratio dette / PIB que je vous avais annoncé, et compte tenu des opérations réalisées à ce jour je suis très confiant dans le fait que nous y serons bel et bien fin décembre. C'est pourquoi, j'ai décidé de fixer un objectif de 1 % de baisse supplémentaire en 2007. Pardon, mais c'est tout simplement historique !...>>

Le bon déficit c'est celui de l'investissement.Celui créer pour aider la croissance.Le mauvais déficit est ainsi celui du social.

En d'autres mots, selon pratiquement toute la classe politique,la grande majorité des journalistes et commentateurs professionnels,il est essentiel, avant de connaître et d'essayer de résoudre les maux sociaux de nos concitoyens,de savoir comment les entretenir.

Oui, savoir comment on peut se partager le gateau avant de savoir qui a faim.

Alors une petite question me taquine...Comme j'aimerais que Breton pointe sa fraise aujourd'hui ; je rêve un peu,trop occupé qu'il est à se gaver dans le privé (ceux qui ont la pelle à tarte et le dessous plat).

Comment donc pouvons nous appeler un déficit public,qui est passé de 3 points du PIb à demain environ 8 points ? Comment qualifier un endettement colossal pour investir,suite à cette fameuse crise,dans le récurrent crash des banques ? A l'heure où tous les petits gourmands qui plongent goulument la main dans la corbeille du Palais Brognard ou de La City n'auront, aux vues des dernières infos,pas de problèmes de fin de mois de décembre,la lente ascension (ou dégringolade)  vers un appauvrissement du Service Social au profit des intérêts privés continue.

Côté contre-attaque,point de virulence médiatique.Les fumées nationalistes issues du feu allumé par l'UMP et sa garde Prétorienne commence enfin à piquer les yeux des incendiaires au point que sa Sainteté s'est fendue d'une interview dans le Monde ce jour.Attention c'est à ne pas rater ! Le pompier Sarko aura quand même bien du mal à contenir les déjà très chaudes petites braises ravivées au sein de son camp à l'assemblée.

Les régionales et leurs cortèges de sondages sur tout et rien approchent.Surtout sur rien ou plutôt pour savoir sur ce que les sondés aimeraient entendre dans la bouche des candidats; ouais,je sais,c'est hard. <<Dis moi ce que tu veux entendre,je vais te le promettre >>
Ne comptons donc pas sur eux. Ne comptons pas sur le P.S pour l'ouvrir haut et fort.Hormis pour savoir qui sera dans le fauteuil. Ne comptons pas sur Mélenchon la super star des plateaux. Ne comptons pas sur le NPA toujours en train de se demander si il faut être élu ou pas. Ne comptons pas sur les syndicats.Trop occupés à se justifier devant leurs militants de leur coupable complaisance face aux injures faites aux salariés,travailleurs,professions libérales( presque libertaire...? ),paysans,retraités,handicapés...la liste est longue. A l'image des internautes italiens ce week-end qui en demandant la démission du bouffon Berlusconi ont réuni des centaines de milliers de personne dans la rue romaine ou les grecs qui malgré les menaces du pouvoir et en montrant que leur lutte n'est pas achevée ,ont commémoré l'assassinat du jeune Alexis Grigoropoulos, tué par balle dans la soirée du 6 décembre 2008 : Comptons sur notre force à nous informer librement,à réagir librement,à nous organiser librement.L'initiative populaire ne doit pas servir à poser des questions sur la hauteur des minarets mais bien à contrer la dérive et pourquoi pas repousser les assauts du capitalisme le plus putride qui ait jamais existé.

Mais où est passée la dette ?


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