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"Ayons confiance en nous", l'intervention de Jean-Louis Borloo à Copenhague

Publié le 08 décembre 2009 par Bioaddict @bioaddict

La position de la France à Copenhague

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Notre Ministre de l'écologie, à travers un discours optimiste et engagé, plaide pour la mise en place une organisation mondiale de l'environnement et d'un "fonds public justice climat" alimenté par le produit d'une taxe internationale sur les transactions financières.

Jean-Louis Borloo s'est voulu rassurant lors de son intervention hier à Copenhague : "N'ayons pas peur de la discussion de Copenhague. Il a précisé que ce sommet représente "une chance pour le monde, pays industrialisés, émergents ou défavorisés. Et c'est une chance en particulier pour les pays les plus vulnérables, qui doivent être au coeur de nos décisions. Ayons confiance en nous."

Il s'est également voulu ferme et a ensuite précisé : "Nous avons adopté Bali à l'unanimité, il n'est pas question de rouvrir la discussion. Tous les pays se sont engagés à une réduction globale de 50% des émissions d'ici 2050. Les pays industrialisés, qu'ils aient ou non ratifiés Kyoto, se sont engagés à réduire leurs émissions de 80% à 95% d'ici 2050 par rapport à 1990, avec une réduction individuelle et collective de 25 à 40% d'ici 2020." Il a d'ailleurs rappelé que 'les Etats-Unis doivent s'engager dès maintenant dans une trajectoire qui produira des résultats comparables pour 2020 et 2030."

L'Union Européenne s'est déjà engagée sur 20% de réduction, pouvant aller jusqu'à 30%. Et la France milite pour le haut de la fourchette, soit 30%, à condition qu'un accord international soit trouvé à Copenhague.

Selon Jean-Louis Borloo, "l'adaptation doit constituer le coeur de l'accord. Les pays les plus pauvres sont et seront les plus durement frappés par le changement climatique . La seule certitude, c'est que même avec un accord ambitieux le réchauffement sera d'au moins 2°. La vie dans ces pays sera, et est déjà, radicalement transformée. Or la meilleure adaptation au changement climatique, c'est le développement propre. Il est impératif de s'engager avec ces pays (Afrique, petits Etats insulaires en développement, autres pays les moins avancés) en faveur d'un accès de 100% des populations à l'énergie, de lutter contre la désertification et l'érosion côtière et fluviale, de développer l'agriculture de proximité. Tous ces pays ont bâti un plan commun, d'un montant d'environ 600 Md$. Ce plan est incontournable, et ne pourra être financé par le seul investissement ou le marché carbone. Il représente 30 Md$/an sur 20 ans, ou 60 Md$/an sur 10 ans, ce qui est donc parfaitement faisable."

Jean-Louis Borloo a alors plaidé en la faveur de la création d'un "fonds public Justice Climat " qui serait alimenté par le produit d'une taxe internationale sur les transactions financières.

"Dès 2010, un financement budgétaire anticipé de 10 Md$/an doit être mis en place, dont 20% pour la forêt."

Il a également évoqué la création d'une organisation mondiale de l'environnement "qui sera l'outil commun et collectif de tous les pays du monde."

Stella Giani

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