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Copenhague c'est chaud

Publié le 08 décembre 2009 par Yvesd

petite sirène.jpgLa bonne nouvelle c’est que Copenhague c’est bien chaud. Même que la Petite Sirène de notre regretté camarade Andersen qui s’y caille les nageoires depuis près d’un siècle, pourrait bien abandonner son air tristounet pour gratifier les touristes d’une risette. Reconnaissons-le, ce serait une conséquence aussi heureuse qu’inattendue du réchauffement de la planète.

Si Copenhague c’est chaud, ce n’est pas uniquement pour des raisons climatiques. Ceux qui ont eu l’occasion de visiter la capitale du Danemark le savent : à l’exception de la semaine du 15 août, c’est plutôt petite laine, feu dans la cheminée et grogs à l’aquavit que cocotiers, sable blanc et ti punch ; plutôt saucisses locales, genre vague ersatz de notre (vraie) galette-saucisse nationale, que crabe farci et accras à la mode antillaise.

Ce n’est pas non plus en raison de l’offre du syndicat des putes du cru d’offrir une passe gratuite à tout écologiste officiel en quête de ces émotions qui ont fait la réputation de la capitale danoise. Ne comptez pas sur nous pour commenter cette regrettable initiative promotionnelle : après tout, si ce blog se nomme « Restons Correct ! », ce n’est quand même pas tout à fait par hasard…

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Si Copenhague c’est chaud, c’est d’abord à cause de la noria de jets privés et de grosses limousines bien émettrices de CO2 qu’il a fallu mobiliser pour transporter, vers et dans la capitale du royaume, tout ce que la planète écolo compte de VIP autoproclamés.

Faut dire aussi qu’un sommet sur l’environnement sans le Prince Charles, sans Leonardo Di Caprio ou sans Jean-Louis Borloo ça aurait fait quand même un peu pitié d’une part et que, d’autre part, ces illustres personnalités du green-business n’ont pas pour habitude de se déplacer sans leur suite, en train, à la nage ou à vélo.

C’est le site du Daily Telegraph qui le révèle : il a quand même fallu prévoir 1 200 limousines et 140 jets privés pour véhiculer tout ce beau monde, en plus évidemment des vols réguliers et des taxis locaux réservés aux pékins ordinaires de l’écologie militante.

Le bilan carbone de la quinzaine risque certes d’en pâtir et ça fait un peu désordre compte tenu de l’objet de la rencontre. Pour autant, si on veut sauver la planète et faire la « une » de 20Minutes.fr et de tous les autres grands médias du monde connu, faut pas mégotter sur l’émission de gaz à effets de serre…

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Si Copenhague c’est chaud c’est aussi à cause de ces malotrus de Saoudiens qui se mêlent désormais de poser des questions qui fâchent au lieu de dépenser leurs pétrodollars en Rolls plaquées or ou en investissements immobiliers pharaoniques dans les sables de Dubaï.

Par la voix de Mohammed Al Sabban, le royaume d’Arabie y a en effet affirmé que le « niveau de confiance » en la science était affecté par les révélations de l’affaire du Climategate que nous évoquions ici dès le 24 novembre dans un billet malicieusement intitulé Fallait pas croire les écolos

Comble de l’outrecuidance il a même eu le front de réclamer une commission d’enquête internationale sur les méthodes prétendument scientifiques du Giec et de son fournisseur de courbes climatiques : la désormais très douteuse Climate Research Unit de la « fameuse » université britannique d’East Anglia.

C’est quand même gonflé. Faudra pas que les Saoudiens viennent pleurnicher s’ils se font vertement remettre à leur place par la maison Greenpeace.

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Ceci dit c’était quand même prévisible : depuis que les émirs du coin envoient leur mômes user leurs djellabas sur les bancs d’Oxford ou de Princeton au lieu de se contenter de leur apprendre à compter les chameaux dans le désert, les ayatollahs de la verditude ne peuvent plus tripatouiller les chiffres du réchauffement en toute impunité.


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