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Comment faire la promotion de la démocratie directe suisse

Publié le 30 novembre 2009 par Gillesp
Un vrai coup de pub pour la votation populaire ! Généralement, les Français n'entendent parler d'aucun sujet de votation populaire. Depuis hier soir, coup de tonnerre !
Après trois mois de campagne acharnée de l'extrême droite sur la question des minarets, les Suisses ont donc voté à 57,5% pour leur interdiction sur le territoire suisse alors même qu'il n'y a que 4 minarets. Tout cela est bien résumé par le ministre italien Roberto Calderoli : « Oui aux clochers, non aux minarets ».
Du coup, certains s'empressent en France de critiquer la démocratie directe et quelques masques tombent avec notamment Najat Vallaud-Belkacem :
"Il ne faut pas confondre la démocratie participative telle que Ségolène Royal la conçoit, et cette forme très particulière de démocratie directe telle qu'elle se pratique en Suisse par le biais de la votation. Nous voulons que les citoyens débattent, qu'ils fassent valoir leur expertise, qu'ils prennent la parole librement et qu'ils contribuent activement au renouveau de l'action politique : jamais Ségolène Royal n'a proposé que les citoyens décident à la place de leurs représentants élus au suffrage universel."
Quand je pense que le PS a accueilli (il y a longtemps certes) un mouvement autour de la VIe république avec la question du référendum d'initiative populaire... Heureusement chez les défenseurs du référendum, les réactions sont plus mesurées comme celle du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe Thorbjørn Jagland. Il ne remet pas en cause la référendum, puisque "le droit de débattre et de voter sur des questions importantes pour la société est un droit fondamental des Etats démocratiques".
Cela n'empêche pas Jagland de poser le problème autrement, car cette histoire “soulève néanmoins la question de savoir si les droits fondamentaux individuels, protégés par des traités internationaux, devraient être soumis à des référendums populaires".
La liberté religieuse est même une disposition de la Déclaration universelle des droits de l'homme. La question est donc bien de savoir si finalement ce droit est reconnu comme universel... Et si même le peuple suisse a décidé du contraire, on peut supposer quelques répercussions. Il ne s'agit pas de déclarer que le peuple suisse a mal voté, mais de s'alarmer de ce qui n'est qu'un symptôme d'un malaise bien plus profond... En Europe, la tolérance n'est qu'un mot et cela se démontre autant par la démocratie directe que par la représentation nationale.

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