En cette période de crise où les ménages payent pour les folies spéculatives des banques et autres réassureurs, tout un chacun doit composer et s'organiser dans sa vie quotidienne pour faire des économies.
Le dire c'est bien, le faire, c'est plus difficile. Sachant que les postes logement-chauffage-transports engloutissent déjà 39% de nos revenus (INSEE 2006) et que, par ailleurs, nous avons déjà baissé au maximum notre poste alimentation (13,7%), les marges de manœuvre se réduisent dangereusement.
Ne restent finalement, parmi nos grosses dépenses, que celles liées aux " autres biens et services " dans lesquelles figurent en bonne place les nombreux passages de madame et monsieur au salon de coiffure ; elles constituent donc un véritable levier d'économies, aujourd'hui insuffisamment exploité. Petit panorama de " l'offre coiffure " actuelle...
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Une offre de coiffure segmentée mais somme toute complémentaireNous éliminerons d'entrée la tondeuse (prix moyen 30 €) qui n'est pas écologique et qui ne correspond pas à une prestation de main d'œuvre qualifiée. Dès lors, restent sur le marché disons cinq grandes catégories de coiffeurs que nous allons rapidement présenter, et volontairement, de manière caricaturale (en espérant ne pas heurter la sensibilité de mes collègues rédacteurs) :

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Mourad et Faruk : ce sont les coiffeurs du quartier, avec clientèle presque exclusivement masculine. Ils manient la tondeuse et le rasoir à merveille, ils sont de loin les plus rapides et les moins chers. Mais niveau style, c'est soviétique, ou bagnard, au choix : on ressort avec la même coupe que le client précédent et globalement, il faut s'attendre à avoir le poil ras (adolescents à tartelette s'abstenir).
Conclusion : pour faire des économies, difficile de ne pas sacrifier la qualité...
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Heureusement le low cost est là !
Mais l'enseigne, et son président Franck François, semblent désormais se complaire dans le concept et son logo guimauve, qui rappelle furieusement les années 1990. Moteur il y a 15 ans, Tchip et ses patrons sont désormais repus et baissent leur garde au moment même où un vent nouveau de coiffeurs originaux voit le jour, tous aussi intéressants les uns que les autres.
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Le salon de coiffure du futur arrive !Deux concepts paraissent aujourd'hui des plus prometteurs :


En gros, et en clair, on va se faire couper les cheveux et on se rince l'œil, voire on dragouille, et ce, de manière tout à fait autorisée puisque c'est le concept même du salon !
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ConclusionLe monde de la coiffure change, les lignes bougent, et ce n'est qu'un début. Pour être synthétique et vous donner de la lisibilité, deux grandes tendances se dégagent :
D'abord, celle du concept d'offre illimitée : comme pour les opérateurs de téléphonie mobile, moyennant un engagement sur la durée du client (fidélisation), vous pourrez aller vous faire coiffer autant de fois que vous le souhaitez,
Ensuite, celle de l'offre globale : coiffer ne suffit plus, il faut aussi être visagiste, faire les ongles, et plus globalement, apporter du bien être (massage ?) et de la beauté (lifting ?)...

françois
