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Il n’était pas une fois

Publié le 01 novembre 2007 par Lecelibataire

Le 1 novembre 2006, vous m’auriez demandé si je croyais au coup de foudre, j’aurais répondu d’un grand éclat de rire vous rappelant aussi que la cartésienne que je suis a de la difficulté avec le concept. A cette époque, le coup de foudre était pour moi un acte de foi, tu y crois ou non et tu crois sans savoir, juste parce que.

La plupart des histoires commencent par « Il était une fois… ». Pas toutes par contre. D’autres commencent par la fin : « Et ils vécurent heureux… »

Le 15 novembre 2006 débutait une rencontre hors de l’ordinaire. Lui, québécois « exilé » dans l’ouest canadien depuis … longtemps. Moi, ex-montréalaise expatriée dans son coin de pays d’origine, Québec. Tous les deux, écrivaillons sur le même blogue. Tous deux, intéressés par les petits billets de l’autre.

Débute alors une découverte mutuelle, via l’échange de courriels puis, rapidement, de coups de téléphone interminable.

Et je suis tombée. Éperdument, totalement, entièrement amoureuse d’une voix et d’un passionné des mots qui transforment les phrases en poésie, les textes en musique, les courriels en sourriels (© du dit monsieur). LE coup de foudre. Plus rien n’est rationnel, organisé, réfléchi, structuré. Un vrai saut sans parachute. L’homme que je découvrais jours après jours correspondait en tous points à toutes mes demandes à l’Univers. MON match parfaitement parfait.

Un mois et demi d’échanges quotidiens multiples (de jour, de soir, de nuit). Dix jours de symbiose en personne où un seul regard a permis de concrétiser toutes les attentes. Et puis, il est reparti dans son coin de pays visant le déménagement au Québec au cours du printemps.

Quelques semaines plus tard, plus rien. Le vide, le néant et surtout, une immense peine. Comme celle qu’on peut vivre a 16 ans quand on pense que la vie est finie ( !). Un arrêt, une fin, à sa demande. Toutes sortes de raisons évoquées. Raisons diverses, parfois incohérentes entre elles, sans vraiment de contenu, d’explications. Même aujourd’hui, plusieurs mois plus tard, j’ai l’impression de ne jamais avoir su pourquoi.

Rien ne me confirme que cette histoire aurait pu être, durer, survivre. Mon seul regret sera de ne pas avoir eu la chance d’expérimenter le « Il était une fois » et de voir l’histoire se dérouler sous mes yeux dans un développement constructif et… durable.


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