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Hausse de salaire pour le président de la République

Publié le 30 octobre 2007 par Jeune Prof De Droite

Les choses n'auront pas traîné : suite à une récente proposition émanant de l'Elysée, les députés ont voté aujourd'hui une augmentation de 140% du salaire du Président de la République, qui passera ainsi en 2008 de 7700 à 19000 euros bruts mensuels.

A droite, les défenseurs de cette hausse ne manquent pas d'arguments : il s'agit d'aligner le salaire du président sur celui du premier ministre ou encore sur celui de ses principaux homologues européens. On ajoute que les grands patrons gagnent bien davantage, et qu'enfin, cela permettra davantage de transparence. A gauche, on proteste, mais mollement, car on compte bien profiter un jour ou l'autre de la mesure.

Que penser de tout cela ? Dans l'absolu, que le salaire du Président atteigne 19.000 euros bruts ne me paraît pas scandaleux, étant donné l'importance de la fonction. Mais évoquer l'alignement du salaire sur celui des homologues européens est un pseudo-argument, qu'on utilise quand cela arrange : alignons dès lors le salaire des enseignants (ou des fonctionnaires) sur le reste de l'Europe : en la matière, la France est au 19ème rang, il va y avoir du travail !

Parler ensuite de mesure de transparence prête à sourire, car en aucun cas cette dernière n'implique une hausse de rémunération ; mais N. Sarkozy ayant déclaré vouloir faire de la hausse du pouvoir d'achat une priorité de son quinquennat, il est tout naturel qu'il donne l'exemple...   

En fait, ce qui est gênant dans cette affaire, ce ne sont pas les chiffres, mais bien plutôt le procédé : N. Sarkozy étant juge et partie, il ne s'agit pas simplement d'une augmentation du salaire du président, mais plus exactement d'une auto-augmentation, et pas des moindres. J'y vois là un manque d'éthique caractérisé...

Que fallait-il faire, direz-vous ? Est-on condamné à ne jamais faire évoluer le salaire des élus sous prétexte qu'en France tout prête à polémique ? Pas du tout. Si l'augmentation de salaire s'imposait (je ne rentre même pas dans ce débat), il fallait la voter maintenant, mais ne la rendre applicable que lors du prochain quinquennat. Là eût été la vraie grandeur !

A défaut de grandeur, nous aurons un président plus riche. Une telle décision est tout de même plus que malvenue, quand on explique que la France est en faillite et que tout un chacun devra faire des efforts. On espère que, comme De Gaulle en son temps, N. Sarkozy aura au moins la délicatesse de payer de sa poche ses consommations d'eau et d'électricité

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