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Les humeurs d'Anaïs (29) : Je ne pense qu'à ça

Par Anaïs Valente
Je me dois de le reconnaître.  Il m’aura fallu du temps pour le concéder à ma chaste personne.  Alors pour vous le confesser, sachez que je me conditionne depuis plusieurs jours, à grands coups de méthode Coué « tu vas avouer tu vas avouer tu vas avouer ».
Je suis une grosse perverse.
Je ne pense qu’à ça.
A défaut de pratiquer, sans doute (versons ensemble une larme sur cette abstinence dont je suis victime).  Ça reste chaste, ceci dit, d’y penser.  Seulement d’y penser.  Du safe sex, ça s’appelle.
Je ne pense qu’à ça.  Ça doit être le manque qui provoque une mutation des neurones intelligents en petits neurones pervers (j’ai failli dire « en petits neurones mâles », mais je crains d’être taxée de misandrie).
Tout me ramène à ça.  Tout.
Exemple.  Je discute consciencieusement, et en tout bien tout honneur, avec une connaissance masculine, qui me demande innocemment si j’ai peur des araignées.  Je m’entends répondre : « pas trop, y’a que les grosses que j’aime pas ».  Et mon imagination se met en branle (sans mauvais jeu de mots, encore une fois) : « y’a pas que les grosses… araignées que j’aime pas. » Glups.
Autre exemple.  Au cinéma.  Petite faim.  Une envie de sucette.  Que j’exprime par un tonitruant « j’ai une de ces envies de sucer ».  Puis, envahie de pensées lubriques que mes interlocuteurs n’ont peut-être même pas soupçonnées, je rougis jusqu’à la pointe des oreilles.
Mon cas est désespéré : je ne pense qu’à ça.
Ça.  « Ça quoi ? », me direz-vous.  Oh, vous n’allez pas me la jouer saintes-nitouches et hommes de trop de foi.  Comme si vous n’aviez pas compris…
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