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Désinformation : les amalgames dentaires perdraient à long terme leur pouvoir toxique

Publié le 22 décembre 2009 par Estelle36

Par Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents

desinformation amalgames dentaires pouvoir toxique Neurotoxique puissant, il a été montré le mercure endommage le système nerveux, même à faibles doses. Pourtant aujourd'hui encore, et ce depuis plus de 150 ans, les dentistes emploie un matériau composé pour moitié de mercure pour obturer nos dents. Pour justifier ce non sens, de nombreux arguments ont été invoqués. Voici l'un des plus récents qui n'est pas le moins fallacieux. Ce qu'il faut savoir pour ne pas être victime de la désinformation.


Les amalgames dentaires perdraient à long terme leur pouvoir toxique

D'après une étude parue dans le journal Chemical Research in Toxicology, le mercure présent à la surface des amalgames dentaires se transforme lentement en un composé inerte ou sulfure de bêta-mercure, composé qui ne présenterait aucun danger, en particulier vis à vis du système nerveux car il n'est pas absorbé par le corps.
Après avoir comparé des amalgames récents avec des amalgames vieux d'une vingtaine d'années, des scientifiques américains parviennent à la conclusion qu'après deux décennies 95 % du mercure présent en surface s'est transformé par réaction chimique en sulfure de bêta-mercure qui prend l'aspect d'un solide de couleur noire. Ceci explique pourquoi les amalgames changent d'aspect avec le temps et prennent cette teinte gris sombre qui les a fait surnommer plombages.
Argument fallacieux et désinformation
Invoquer cette transformation chimique pour prétendre à l'innocuité de l'amalgame au mercure est un argument quelque peu fallacieux. Il s'agit tout simplement de désinformation que d'en conclure que les les amalgames dentaires ne seraient pas toxiques à long terme.
En effet, s'il faut deux décennies avant qu'un amalgame devienne soit disant inoffensif, en 20 ans, on a plus que le temps de s'intoxiquer.
En outre, chaque dépose suivie d'une nouvelle pose, libère des quantités importantes de mercure. Sans parler du galvanisme buccal qui majore considérablement la libération de mercure.
L'interférence avec les radiofréquences des téléphones portables pourrait également être un facteur aggravant.

De plus, les bruxomanes ou personnes qui grincent des dents éliminent constamment cette couche de surface qui a également tendance à disparaître à certains endroits sous l'effet de l'usure lié à la mastication. Cette couche de surface n'est donc pas stable et par conséquent aucunement protectrice.
Se protéger du mercure
Il existerait toutefois toutefois pour les porteurs d'amalgames récents, un moyen de se protéger contre leurs effets nocifs sur la santé. En effet, les aliments riches en composés sulfurés comme le café, les oignons, l'ail, accéléreraient la réaction chimique d'inactivation du mercure en sulfure. Les gros consommateurs de café seraient donc en théorie moins exposés à l'intoxication par le mercure des amalgames dentaires que les autres. À condition toutefois de prendre leur café froid car la chaleur accélère l'évaporation du mercure (!). Il s'agit bien entendu d'une protection tout à fait illusoire car, en admettant qu'elle fonctionne, il faudrait vingt ans ou plus pour qu'elle se mettre en place.
Plutôt que les oignons, l'ail ou le café, le meilleur moyen de se protéger de ce redoutable toxique qu'est le mercure est encore de ne pas être à son contact et par conséquent d'opter pour un matériau alternatif qu'on choisira avec soin selon des critères précis*. Les femmes enceintes ont particulièrement intérêt à se montrer vigilantes sur le type d'obturations qu'on leur pose.
Attention : la dépose des amalgames ne doit pas se faire sans précautions sous peine de libérer du mercure en quantités importantes.
* Les précautions à prendre et les solutions alternatives à l'amalgame dentaire sont détaillées dans le Pratikadent, rubrique Plombage-dépose.



Bibliographie

George GN, Singh SP, Hoover J, Pickering IJ. The chemical forms of mercury in aged and fresh dental amalgam surfaces. Chem Res Toxicol. 2009 Nov;22(11):1761-4. Department of Geological Sciences, University of Saskatchewan
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