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Humeur du jour

Publié le 01 janvier 2010 par Sarah.bh
J’en ai marre de lire d’une part, que la Tunisie est un pays de dictature de torture de répression, et de l’autre, que la Tunisie est un pays de droits, de liberté, et un modèle à suivre. Les deux affirmations sont fausses. Et ça me fait mal au cœur de voir qu’aujourd’hui il n’y a que ces deux visions du pays, deux fausses affirmations. Et moi, je suis à là, à me balancer entre les deux, cherchant à trouver le juste équilibre, la définition la plus fidèle de mon pays, tout en sachant que je ne la trouverai jamais, ni chez les mauves, qui me peignent le portrait d’un pays utopique qui n’existe que dans leurs discours, ni chez les dissidents qui me peignent le portrait d’un pays infernal où on aurait même peur de respirer. Les premiers, quand ils ne nient pas l’absence de quelques droits et libertés, se permettent le luxe de les justifier (une stratégie mesquine). Les seconds, quand ils ont en marre de ne pas être entendus, poussent à l’extrême la réalité des choses au risque de diffamer, pensant que cela donnerait plus de légitimité à leur combat (une stratégie déshonorable).
Je ne fais partie ni du premier camp, ni du deuxième, mais je fais partie de cette génération qui, malgré une éducation apolitique, a eu une prise de conscience politique que personne ne peut désormais nier. Le problème c’est qu’on a du mal à tirer profit de cette prise de conscience. Et certains pensent que pour parler de politique, il faut être pour ou contre. Applaudir ou siffler. Avec nous ou contre nous, il n’y au pas d’autres alternatives possibles. Cela limite les échanges, stérilise les débats, et loin de nous faire avancer, nous offre un chemin bien épineux...

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