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L’homme descend-il de l’animal ou l’homme est-il un animal ?

Publié le 02 janvier 2010 par Philippejandrok

174296620cfafdf0fff9069bd49ccee3.jpgSouvent dans la nature, nous constatons avec quelle férocité les animaux règlent leurs problèmes entre eux, les conflits de voisinage, de proximité, de hiérarchie, de descendance et de jalousie même. Des réactions souvent proches des nôtres, mais nous avons développé la philosophie et la loi pour palier aux réactions les plus bestiales et pourtant, la jalousie chez les humains revêt souvent le visage de la folie et je la découvre chaque jour davantage.

J’ai la chance d’aider une personne âgée, je dis la chance, car l’on a toujours à apprendre de ceux qui ont déjà vécu et cette femme me fait part de son passé et de ses tourments avec ses enfants. Elle a deux fils, qui sont aujourd’hui des hommes et qui vivent chacun de leur côté.

Elle me parle souvent de ce qu’elle ressent et de ce qu’elle vit, et le plus grand malheur de sa vie est de voir la haine que déploie son aîné à l’encontre de son puiné, une haine qui va jusqu’à l’atteindre elle-même, puisque son fils, le premier, la considère comme une lâche traîtresse qui a passé sa vie à favoriser le second, même si cela est faux.

Je me demande souvent pourquoi un père et une mère agiraient de la sorte, et si la responsabilité n’en incomberait-elle pas à la victime qui déploie tant de haine et de méchanceté, pour que les parents tendent vers celui ou celle qui leur apporte l’amour qu’ils ne trouvent pas chez l’autre.

Ceci étant, cela n’implique en rien un rejet du premier qui se met à l’écart pour se rendre victime du sors qu’il s’est lui-même imposé.

En tous les cas, c’est le discours que tient ce garçon auprès d’une mère de 73 ans et qu’il s’acharne à développer et à répandre autour de lui. Il est tellement atteint par sa jalousie, qu’elle en devient une maladie destructrice qui le ronge comme un cancer, tellement il est négatif vis à vis de sa famille et de lui-même.

Le pauvre homme ne réalise pas à quel point il est malheureux à force de s’acharner à focaliser son énergie sur tous ses « malheurs » qu’il projette sur le frère, et bien évidemment sur la mère et sur le père. À entendre ses arguments, on pourrait le croire victime du favoritisme accordé à l’autre, il développe tellement de verve, tellement de talent à décrire des situations imaginaires, qu’il finit lui-même par y croire.

À entendre sa mère, tout ce qu’il dit n’est que mensonge et inventions d’un esprit malade, éprit d’envie et de désir de posséder les biens et l’âme d’autrui. Elle m’a fait part d’attitudes et de comportement passés qui tendent à prouver que l’homme est bel et bien fou et prisonnier de son propre délire. Il se réinvente une histoire pour fuir la réalité et pour accepter son être, tout détestable qu’il soit.

Serait-il un monstre ? Je veux bien le croire, une sorte de créature malfaisante et vile rongée par le remords, hideuse comme la haine qu’il porte dans son cœur.

Pourtant, je demeure certain qu’un tel individu possède en lui une petite lumière capable de lui permettre de vivre mieux sa dépendance à la haine et à l’envie, car on ne peut tout de même pas passer sa vie à envier les autres.

Et pourtant si, il ne vit que pour cela, envier les autres pour soulager le malheur qu’il se fait à lui-même.

Selon sa vieille mère, cet homme, à bientôt 50 ans, n’a aucun ami et pour cause, son caractère ombrageux, arrogant et prétentieux a fait le vide autour de lui, comment peut-on avoir des amis si l’on est incapable de dispenser de l’amour ?

Si l’on est seulement capable d’exprimer de la haine et du dégout, en s’inventant une vie de pauvre et misérable victime de la famille et de la société, que l’on n’a pas vécue.

Lorsqu’elle me raconte le contenu du peu de discussion qu’elle a avec son fils, des discussions qui finissent systématiquement en hurlement de primate de sa part, je suis atterré par la morgue et la haine qu’il porte à la femme qui l’a mise au monde.

Aucun désir d’introspection de sa part à lui, aucune volonté, pas le moindre sentiment d’empathie envers les autres, tous sont des monstres et lui seul est un saint. « L’enfer c’est les autres » disait Sartre, il aurait pu dire la même chose le concernant.

Les autres, à cause de lui… à cause de toi… à cause de lui encore… à cause… à cause… à cause… « 50 millions de Chinois en Chine, et moi, et moi, et moi… » (J. Dutronc. J. Lanzmann)

Cet homme imbu de lui-même, n’a pas hésité à salir la mémoire de son père, celle de sa mère et de son frère, auprès des membres de sa famille, car l’homme a besoin de briller, il a besoin d’être aimé, admiré, mais comment peut-on admirer un mécréant, comment peut-on aimer un individu qui passe son temps à cracher des mollards chargés de la fange la plus infecte sur son propre sang ?

Alors oui, en tant que témoin, je le plains, en tant que témoins je plains sa pauvre mère, son malheureux père qui souffre autant que son épouse de l’attitude monstrueusement destructrice de l’ingratitude de ce fils prodigue.

Sont-ce ces sentiments que doivent ressentir un couple de personnes âgée en fin de vie ?

Ont-ils besoin de subir les sarcasmes et les insultes d’un fils qui n’a pas plus de respect pour ses parents que pour son frère ou pour un chien galeux et qui prétend, le pauvre fou, qu’il s’est fait tout seul.

Lorsque j’observe rétrospectivement le parcours d’un père ouvrier, qui a travaillé dur toutes ces années pour permettre à ses deux fils de faire des études, et que l’aîné crie sur les toits qu’il s’est fait tout seul sans l’aide de personne…

De tels mensonges relèvent de la folie d’un homme qui se prend pour plus supérieur qu’il n’est en réalité et qui sera toujours malheureux, car il y aura toujours un frère, une mère, un père dans sa mémoire pour le persécuter par leur seul présence, par leur seule existence, car il a besoin de cette persécution pour vivre, pour donner un sens à sa vie qui pourrait être plus heureuse, s’il s’en donnait seulement la peine.

Souvent je me plonge dans le Bouddhisme pour entrevoir une autre réalité et j’admire la sagesse de croire que le monde est beau et que l’homme est bon.

Je crois que les hommes sont bons en partie, mais d’après ce que j’entends de celui-là, j’ai des doutes sérieux, car il ne voit son propre salut que dans la haine et dans la mort des autres. Et souhaiter la mort d’un être, montre à quel point son mal être dégénère, son soi intérieur est victime des influences néfastes et négatives des mondes les plus obscures, tout en se laissant gagner par la volonté destructrice des démons des profondeurs.

La destruction n’apporte que le malheur, la haine, n’apporte que la destruction, la jalousie apporte les deux et je plains sincèrement ce garçon, encore à son âge, de valoriser de tels sentiments à l’égard de son propre sang.

Le chemin de la haine ne mène qu’au malheur, et « la haine c’est la colère des faibles. » Alphonse Daudet.

Mais heureusement qu’il existe une grande majorité d’êtres remarquables dans ce monde qui rachètent les fautes de ces monstres égoïstes qui passent leur temps à vivre dans la nuit.

Nous vivons une époque formidable…


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