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Le pif à Annie

Publié le 03 janvier 2010 par Corboland78

Longtemps j'ai cherché à comprendre le rapport entre la galette des Rois et le pif à Annie. Désolé mais je n'ai pas pu m'en empêcher, chez moi c'est une seconde nature, dans ma pauvre tête ce ne sont que jeux de mots, calembours et contrepèteries qui prennent le pas sur la pensée sérieuse ou nommée telle. Parfois je dois relire deux fois une phrase car mon esprit dérangé croit lire des mots qui n'y sont pas, des sens cachés qui n'existent pas, des astuces qui n'amusent que moi. Avec les années je me suis habitué à cette tournure d'esprit qui me caractérise et dont je ne tiens pas réellement à me défaire ; dans ce monde bien trop dur voir les choses avec un lorgnon rigolard me préserve des coups de cafard.

J'en reviens non pas au pif à Annie mais à l'Epiphanie puisque nous la célébrons en ce dimanche. « Vidimus stellam ejus in Oriénte, et vénimus cum munéribus adoràre Dominum » me dit mon missel (une ancienne édition à la couverture en cuir, papier bible et tranche dorée) c'est-à-dire comme vous n'êtes pas sans le savoir « Nous avons vu son étoile à l'Orient et nous sommes venus, avec des présents, pour rendre hommage au Seigneur ». Ce que corrobore le Grand Robert, qui certainement a fait le petit séminaire, « manifestation de Jésus enfant aux rois mages » avant de préciser quelques lignes plus loin, « tirer les Rois le jour de l'Epiphanie, manger le gâteau, la galette des Rois. »

Nous y voilà. Si vous me lisez de temps en temps, vous avez compris que je ne passe pas mon temps sous la nef ou au pied des bénitiers, par contre je suis partisan d'adopter toute bonne idée quelque en soit l'origine. Donc si la fête de l'Epiphanie se concrétise par une part de galette, je réponds présent ! Aussi à l'aube, ce matin, alors que certains se dirigeaient vers l'église, je suis allé au but directement, chez mon boulanger qui fait de délicieuses galettes - entre autres douceurs. Les mignonnes étaient dressées sur une grande table, rangées par tailles et fourrage. La galette non fourrée n'existe plus, on en trouve à la pomme ou au chocolat, mais personnellement je ne jure que pour la frangipane. J'ai pris la plus petite, ce qui peut vous étonner à juste titre dans un premier temps, mais sachez que nous n'étions que deux à table ce midi, ma femme et moi, qui plus est ma douce ne mange pas de ce pain là. Cette petite galette - pour deux personnes - n'était donc destinée qu'à ma seule grande gueule et en tant qu'habitué de mon fournisseur, je savais qu'il n'avait pas lésiné sur le beurre et la garniture.

A cette heure j'en ai mangé la moitié, découvert la fève que j'ai offert à ma femme pour sa collection, cette année mon boulanger propose une série de fèves représentant des dominos, me suis fais roi en me couronnant moi-même et je digère lentement en attendant quatre heures pour terminer ce que j'ai si bien entamé !

Il sera bien temps la semaine prochaine de penser au carême ...      


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