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Pour la réunification de la Normandie, évitons un piège... capital.

Publié le 05 janvier 2010 par Blocnotes

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La Normandie, une et indivisible... Jamais la réunification de la Normandie n'a été aussi proche, à portée de main. Aujourd'hui, plus personne ne conteste le bien-fondé de la réunification. Sauf ceux qui risquent d'y laisser leur poste et s'y accrochent bec et ongles.

Mais j'ai bien peur que le débat sur le choix de la capitale ne soit l'ultime piège, le dernier recours de ceux qui ne veulent rien changer ?

Je crains que les conservateurs du statu quo instrumentalisent ce débat sur la capitale pour faire ressurgir le pire : la division des Normands sur une question finalement mineure. Pour retourner à la case départ et enterrer une nouvelle fois ce projet, vital pour notre avenir. ( lire " Une bombe dans le rapport d'expertise " )

Choisir la Normandie, ce n'est pas choisir sa capitale.

Toutes les autres régions ont su mettre en place une décentralisation interne sur plusieurs départements. Aucune perte d'emploi à craindre, à l'heure de l'Internet et du travail à distance. Il s'agit simplement d'un réorganisation de l'action publique, de bien moindre impact, de bien moins d'ampleur que ne le fut la décentralisation de 1982. avec les régions françaises qui ont une taille pertinente.

Plusieurs études, rapports et le simple bon sens ont souligné une évidence : dans tous les domaines, la division de la Normandie a freiné le développement régional.  Chaque année, le retard de développement des deux sous-régions normandes s'accentue avec les régions françaises qui ont une taille pertinente, qu'il s'agisse de grandes infrastructures, de développement économique, de produit intérieur brut...

Chaque année, la division coûte aux Normands des points de croissance et des milliers d'emplois perdus. Donner une taille pertinente à l'action publique régionale est la condition même de l'efficacité de l'action régionale. Quel que soit le projet, le champ d'action, seule une taille critique permet de donner du sens "régional" à une politique publique.

Certains pense-petit, effarouchés par la marée montante de la réunification estiment qu'il s'agit d'un sujet mineur, alors que c'est LE sujet dont la réussite conditionne le succès de tous les autres.

Face à un tel enjeu, notre responsabilité est de ne pas faire un blocage sur le choix de la capitale, mais d'élaborer un compromis. Aussi boiteux soit-il, il vaudra mieux que le statu quo.


Lire le rapport Tourret...

Voici ce qu'en dit le Figaro du 4 janvier." Dans un récent rapport sur la réunification, Alain Tourret, ancien député PRG du Calvados et actuel vice-président du conseil régional de Basse-Normandie, affirme, après avoir sondé quelque trois mille élus locaux de sa région - environ 20% ont répondu -, qu'il y aurait désormais urgence à engager le processus de réunification. «L'État doit donner le coup d'envoi par un simple décret», estime-t-il. Et selon lui, l'une des priorités consisterait à éclaircir une question, celle de la capitale. Sans surprise, le rapport de l'élu bas-normand recommande d'en finir avec le partage en­visagé des respon­sabi­lités : la capi­­tale économique à Rouen, la capitale administrative à Caen. Pour lui, Caen, en Basse-Normandie, s'im­­pose «naturellement». L'une des raisons : la ville est centrale et le Calvados est le seul à disposer de frontières avec les qua­tre autres départements des deux Normandie (Eure, Seine-Maritime, Orne et Manche).

Même si la question de la capitale n'est pas tranchée, «l'époque n'a jamais été aussi favorable à la réunification», remarque Alain Tourret. Il en veut pour preuve les éléments intervenus ces derniers mois.

À commencer par la fameuse phrase «La Normandie, on l'aime bien, mais en faut-il deux ?» lancée il y a un peu plus d'un an par le président de la République.

Puis, les rapports Warsmann, à l'Assemblée nationale, et Balladur, qui prônent de revenir de vint-deux à quinze régions : ils ont amplifié le débat et lui ont donné un cadre.

Sans compter le Grand Paris , le nouvel axe défendu par Nicolas Sarkozy, qui veut faire du Havre le port de la capitale. Avec la promesse d'une ligne ferroviaire à grande vitesse devant mettre Le Havre à soixante-quinze minutes de Paris, le projet a échauffé les esprits.

Tant à Rouen qu'en Basse-Normandie où, face à cette situation, Alain Tourret s'est mis à la manœuvre. Aux habituels arguments sur le poids démographique et économique de la grande Normandie, son rapport ajoute le renforcement potentiel des filières agroalimentaire, automobile et nucléaire, ainsi que la création d'une université unique à vocation anglophone.

» DOCUMENT - Le rapport Tourret (en pdf)

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