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Mauvais films

Publié le 06 janvier 2010 par Charlesf

Avec la relance de janvier 2010, il n'y a pas de raison pour que le déni, fils aîné de négationnisme, ne soit pas admis au rang des vertus cardinales prêchées ici et là, par l'exemple.

Pas de raison non plus pour que les plus mauvais films ne soient pas primés au festival de l'info continue. Et du même coup, il n'y a aucune raison pour qu'une saine révolte collective et spontanée ne soit pas noyée sous un flot d'indignations feintes. Jusqu'à quand ?

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Les enfants du paradis pouvaient se permettre de siffler un acteur défaillant ou simplement granguignolesque. Une façon de réorienter sa carrière. Aujourd'hui, on peut très bien faire œuvre charitable « en s'associant au lancement d'un film et en pariant sur son succès ».
Un film (mauvais ?) sort sur les écrans cette semaine. Son titre ? Le Siffleur, justement. Peu importe le scénario, l'interprétation ou tout ce qui pourrait entrer en ligne de compte pour en faire un chef d'œuvre, il ne s'agit que d'un prétexte pour s'introduire sans en avoir l'air dans le monde de la titrisation et de l'actionnariat.

Dans le genre mélo, on joue aussi cette semaine « cœur supplicié d'un député de l'Essonne » avec dans le rôle titre l'excellent Julien Dray qui nous arrache compassion et regrets de n'avoir pas su reconnaître en lui un secrétaire général du PS à la hauteur et débusquer à sa place les mauvais camarades dont il avait cru devoir s'entourer. Qu'on se le dise : Julien Dray est une victime, il n'a rien fait pour ça, on l'a bassement balancer et il mérite bien le soutien de ses électeurs et autres sympathisants blogueurs. (Le prince Jean de la Défense n'a même pas pensé à lui renvoyer l'ascenseur ! Même pas juste !)

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Enfin, dans l'incontournable série «Agrippe moi, si tu peux», force est de constater que les mots ont un sens. Série pédagogique s'il en est, le spectateur y apprend en effet que «résilier» n'est pas «revendre» et que l'on aurait bien tort de comparer les bienveillances ministérielles, qui peuvent aller jusqu'au don de soi sans compensation, avec la théorie pharmaceutique du retour sur investissement viral.

Dernier avatar de l'actualité : les émois de Serge Klarsfeld et de Benoit XVI. L'un et l'autre prêchent la tolérance, c'est bien connu, avant de s'enfoncer dans le déni comme sous une couette honteuse, ça l'est moins. Benoit mis à part, nous avions déjà noté comme d'autres, la complaisance de S. Klarsfeld au moment de la controverse sur la repentance à travers un article intitulé «Sarkozy : service minimum sur la Shoah et insultes pour les Africains». Nous avions aussi été surpris de ses positions vis-à-vis de Farouk Hosni, candidat égyptien à la direction de l'Unesco accusé d'antisémitisme.
Honni soit qui mal y pense. Soit. Mais il semblerait tout de même qu'un très mauvais remake soit en train d'être tourné.


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