Bonheur

Publié le 10 janvier 2010 par Paulo Lobo
le bonheur est toujours bref, il faut savoir le contempler avant qu'il ne s'envolece  blog ne sert pas à grand chose, ce sont des idées jetées au vent, parfois certains d'entre vous les saisissent, j'espère que cela vous fait un peu de bience blog est comme un mur, un banc d'école sur lequel on griffonne une ou deux phrases, comme ça, pour le plaisir d'exister, pour le plaisir d'être lu, en attendant les pâles heuresce blog est un jeu autour du "je", une cour de récré, une salle obscure, un bloc à dessin,    il arrive un moment quand tout cet amusement se révèle dérisoire et ridicule,ce moment c'est quand la vie nous réveille, quand elle nous assène un coup de massue,depuis trois jours, il gèle dans mon coeurla tentation est grande de tout balancer par la fenêtre,le haut-le-coeur me guette, faudrait peut-être déchirer le bloc en mille morceaux,je me dis arrête de jouer, ton voyage n'a plus de sens, ceci n'est même pas ta langue, arrête de ne penser qu'à toi, retourne à la vraie vie,  sois bravec'est vrai, j'y pense, il y a des vanités qui me titillent l'espritpourtant je me rends compte d'une chose, dans tout cet abîme, au milieu de la tempête, alors que fusent les balles et explosent les bombes, écrire me fait du bien, même si cela n'a pas beaucoup de sensmême si je n'écris pas bien,même si vous n'êtes qu'une poignée à me lire, je vous connais sans vraiment vous connaître,vous n'êtes pas que des anonymes,même si les mots peinent à sortir, j'aime leurs rondeurs, j'aime les virgules,  j'aime le petit bruit de leurs pas, alors que petit à petit les phrases progressent dans la plaine tourmentée,le soleil, qui s'est fait rare ces jours-ci, est un astre lumineux, il se lève et se couche, se couche et se lève, ses rayons infrarouge sont savoureuxje terminerai avec quelques déclarations d'une banalité affligeantemais qui reflètent ce que je pense et que j'ai plaisir à dire, en essayant de baisser le masquej'aimerais vous aider, vous réconforter, dans la mesure de mon possible, on est tous dans la même galère de l'existence, on est tous condamnés, mais on peut s'entraider,c'est en faisant le bien qu'on se sent bienc'est en écoutant le murmure des arbres qu'on peut leur venir en aide