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Au diable la subordination !

Par Christophe Le Vaillant @mceogroup
Faut-il que la fonction communication interne soit rattachée à la direction des ressources humaines ou à la direction générale de l’entreprise ?
Bonne question, bien « prise de tête » !
Deux écoles de pensées s’affrontent, oui, j’ai écrit « s’affrontent ! »
A ma droite, les partisans d’un rattachement aux ressources humaines :
« La communication interne est le bras armé naturel, évident, des ressources humaines. Nous devons travailler ensemble (comprendre en subordination !) afin de mieux faire passer (comprendre contrôler !) les messages afin qu’ils soient vraiment diffusés (comprendre imposés) à l’ensemble des collaborateurs ».
A ma gauche, les partisans d’un rattachement à la direction générale :
« La communication interne est le bras armé naturel, évident, de la direction générale. Nous devons travailler ensemble (comprendre en subordination !) afin de mieux faire passer (comprendre contrôler !) les messages afin qu’ils soient vraiment diffusés (comprendre imposés) à l’ensemble des collaborateurs ».
Jurez-moi que vous n’avez jamais entendu ou participé activement à ce genre de discussion autour de vous dans votre « boîte » ?
Je vais vous faire une confidence, depuis une quinzaine d’années que je fais de la comm’interne, mon opinion n’a pas varié d’un iota : la fonction de communication interne dans l’entreprise devrait d’abord dépendre d’elle-même ! C’est à celui ou celle qui l’occupe de prendre le pouvoir, d’imposer ses points de vue, de faire bouger les fameuses « lignes », de prendre son autonomie (j’ai pas dit indépendance) face aux pouvoirs intérieurs… !
Peu importe le rattachement hiérarchique, il sert souvent à remplir des cases dans le cadre de la diffusion d’un organigramme en vue d’une certification Iso : vrai ou pas vrai ?
Ce qui compte, c’est la crédibilité. C’est de ne jamais mentir. C’est de ne jamais trahir pas plus les dirigeants que les partenaires sociaux ou même l’ensemble du personnel.
Je vais vous faire une seconde confidence : j’ai exercé des fonctions de responsable de communication interne en ayant aussi une mission de représentation des cadres, sans étiquette syndicale, en candidat libre, au sein du Comité d’Etablissement et du Comité Central d’Entreprise. Cela n’a jamais altéré ni mes fonctions, ni ma crédibilité. Au contraire, en étant honnête, oui je dis bien honnête, (mot galvaudé) mais qui a mes yeux a encore du sens, j’étais respecté (autre mot galvaudé) à la fois par mon DG et mais aussi par les syndicats. Même dans des moments difficiles, très difficiles.
Ce qui compte aussi, c’est la façon avec laquelle, nous les communicants nous impliquons tous les acteurs :
Les syndicats, oui les syndicats qui ne sont pas des ennemis à priori mais des partenaires, qui doivent tenir leurs rôles.
Les managers, en aidant à prendre en compte la dimension communication dans leurs fonctions.
Les RH, en les aidant à accompagner leur projet social, quand il existe.
Etc.
« Ben alors ? » me dites-vous ?
Ben… rien… je n’ai pas répondu directement à la question posée !
C’est la limite de l’exercice, on philosophe sur des questions qui nous paraissent fondamentales, alors que l’essentiel est ailleurs… l’essentiel, c’est souvent ce qui se heurte à la réalité… pas vrai ?

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