Magazine Politique

Woippy : Halte Au Feu !

Publié le 21 janvier 2010 par Sagephilippe @philippesage

Woippy.jpgAh, je les entends déjà, à la conclusion, hâtive comme de bien entendu, jouir, et allons donc : l’a viré sa cuti, mangé son chapeau, le “gauchisss”, l’a basculé à droite et recta. Ça, j’pourrai pas l’empêcher. Même si je préviens. Que j’y mets les formes, pèse mes mots, jusqu’aux virgules, que j’annonce la couleur et bien clairement. Y’aura rien à faire. Alors que ça jouisse, m’en fous, et copieux. C’est à ceusses qui se dépensent, chaque jour, qui usinent, que je pense. Animateurs de quartiers. De Woippy comme de Gennevilliers. Y’a de quoi lâcher l’affaire, croyez-moi ! Prendre ses cliques. Comme le service public. Qu’a déserté lesdits “territoires”. C’est pas Dieu possible, comme elle grande, immense, la connerie ! A ce point rendu, marri, j’vois pas d’autres qualificatifs. Or donc ?
Or donc, Woippy. La Moselle. C’est la nuit. Mercredi 20 janvier 2010. 1h30. Sur un scooter, trois jeunes. Malek Saouchi (19 ans) Nabil Boufia (19 ans) et Joshua Koch (20 ans). Trois jeunes sur un scooter ! Déjà. C’est l’infraction ... Sans casques ! C’en est une autre ... Tous feux éteints ! C’est la totale ? … Non ! … "Vitesse excessive" ! … Y’a pas à tortiller, c’est du lourd. En la matière circulatoire. [*]
Ça croise un véhicule de la police municipale. C’est pas de bol. C’est comme ça. Avertisseur. Lumières et tout le tralala. Normal. C’est leur taff. Et le scooter, il fait quoi ? Il s’arrête pas. Il accélère, il calte, trisse, et zou ! 800 mètres plus tard, c’est fini. Un calenché. Deux états critiques. Pronostic vital engagé. La faute à qui ? J’pose la question ! Et j’veux qu’on me réponde ! Qu’on fasse dans l’objectif ! Et comme il faut ! J’veux bien donner dans la posture, mais y’a des limites. Oh, j’dis pas, c’est un fait, clapter si jeune, c’est d’une tristesse ! C’est à chialer. Y’a pas à y revenir. Mais ça n’empêche ! La question reste la même : à qui la faute ? Qu’on me le dise ! Et sans forfaitures ! Zyed Benna et Bouna Traoré, j’y étais pas, Clichy-sous-Bois, mais j’insiste, y’avait rien, zéro délit, c’est prouvé, avéré, juste des mômes qui fuient, comme ça, peur du condé, marre du condé, fais chier le condé, je maintiens qu’ils auraient pu laisser courir, pas faire le zélé, mais là ?
Woippy toujours. Morte-et-Moselle. Mercredi 20 janvier 2010. Fin d’après-midi. Marche blanche, silencieuse. “Hommage” à Malek (Saouchi). “Espoir” à Nabil (Boufia) et Joshua (Koch). On pourrait gloser. Ah si ! Vu les faits. A leur lecture. On pourrait. Moi, je marche pas. Dans ce cas-là. Je fais silence. Ça oui ! Je reste chez moi. Je rameute pas. La douleur, ça s’expose pas ! Des regrets, oui, j’entendrais. Des éternels. Mais l’hommage, je le dis crûment, j’comprends pas ! Même si y’a souffrances !
Après, qu’on s’étonne pas, de la suite, c’était couru d’avance. Silence, mon cul ! Ça y crie :
Ils ont tué nos enfants ! Nous voulons que justice soit faite”.
Faut bien l’encadrer, cette phrase-là. La dépecer. Elle est parlante. Y’a tout dedans. Comme une erreur. Fatale. Et la justice, l’a une sale gueule. Rien qu’incite à l’apaisement. Et v’là que ça recommence. Ça part en Schweppes. Ça dégénère. Et ça brûle. Encore et toujours, ça brûle. Et donc ?
Et donc, c’est misère. C’est à se foutre en l’air ! Vu le climat. Qu’est aux dérapages. Au déballage. Et quand bien même, ne le serait-il pas, que non, c’est pas défendable. Pas là ! Encore une fois, j’ai pu comprendre, certaines fois, non point par posture, je l’assure, j’donne pas dans la Finkielkrauterie, haro sur la banlieue, taïaut ! taïaut ! Sauf que là, c’est refiler de la becquetance au philosophe, de l’argument à l’Elisabeth Levy, vont pas se gêner, ah ça non, pour remettre le couvert, à grands coups de “qu’est-ce qu’on vous avait pas dit !”, et MERDE ! Mais qu’est-ce que vous avez dans la tête, bordel ? Voyez pas que vous vous tirez des balles dans l’arpion, donnez raison, bon sang, à ceusses qui vous honnissent ? Que vous nous désarmez ? Ceux-là qui tentent de saisir, de prendre le temps, patiemment, de calmer ce merdier, animateurs de quartiers, vous les embrasez, vous les déloquez. Ça se démène, ça travaille, ça donne, tout ce que ça peut, pour contrer les Causeurs, les Rioufol, la clique des Guéant/Guaino, ce que Fontenelle appelle “la Droite régimaire”, mais à quoi ça sert ? Putain, on va lâcher l’affaire ! C’est saper le travail, c’est cracher à nos faces ! C’est trop de bêtises ! Que dis-je ? De conneries ! Et Dieu, qu'elle est immense ! Mais quel naufrage ! On y va droit, au carnage, c’est moi qui le dis, et je prends date ! Le carnage, c’est pas la Révolution. D’une Révolution, parfois, il en sort du bon. Des avancées. Après, ça se gâte. Comme toujours. L’Histoire est une boucle. Faut le savoir. Mais d’un carnage, rien, il ne reste jamais rien.
Que des cendres. 
Ainsi que nos arguments pour vous défendre. 
[*] Scooter volé ? Ça rentre pas. Ça vient après. C’est pas la raison du “suivi”. Hors-sujet.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Sagephilippe 4981 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines