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La France veut le Palais présidentiel

Publié le 28 janvier 2010 par 509
La France veut le Palais présidentielAvant le sésme du 12 janvier 2010
Le président René Préval a indiqué mercredi que le gouvernemant Français avait proposé de reconstruire à l'identique le Palais présidentiel, qui s'est écroulé lors du tremblement de terre du 12 janvier dernier.
Répondant à une question d'un journaliste français sur les efforts qui allaient etre entrepris pour la reconstruction des édiffices de l'Etat éffrondrés au cours du séisme, le président Préval a indiqué que l'"ambassadeur l'a dit que la France est prête à reconstruire le Palais national comme il était".
La conférence de presse se tenait comme d'habitude depuis le debut du séisme au siège temporaire du gouvernement haïtien installé dans les locaux de la police près de l'aéroport.
La France veut le Palais présidentielAprès le séisme du 12 janvier 2010
Le Palais National, un imposant bâtiment blanc à trois dômes construit par l'architecte haïtien Georges Baussan, a été érigé en 1918 du temps de l'occupation américaine en Haïti, sur le modèle de la Maison Blanche, selon se qu'on rapporte les tenats de l'industrie du tourisme.
Affaissé de façon spectaculaire par la secousse tellurique, il fait face à la vaste esplanade du Champ de Mars, où s'entassent aujourd'hui des milliers de sans-abris parmi les ruines et les détritus.
La France veut le Palais présidentielVue aérienne du palais présidentiel Détruit par le séisme du 12 janvier2010
Le président haïtien a par ailleurs vigoureusement rejeté l'idée que les infrastructures haïtiennes, dont le port et l'aéroport, aient été "mis sous tutelle" étrangère, notamment celle des Américains.
"Nous sommes dans une situation qui serait une catastrophe dans n'importe quel pays du monde et, même pour un tremblement de terre en Italie, je vois qu'on demande de l'aide", a-t-il affirmé soulignant qu'"Haïti était déjà très faible". "Vraiment, je ne sais pas où se pose la question de la souveraineté", a-t-il ajouté.
"Vous avez dit que le port et l'aéroport avaient été mis sous tutelle", a continué le président Préval en réponse à la question d'un journaliste. "Je vous dis que le mot que vous employez, même s'il est français -- et je parle un peu français--, n'est pas bon", a-t-il répondu suscitant l'hilarité.
Reprenant l'engagement de la France de reconstruire le Palais national, il a ironisé: "est-ce à dire que le Palais national est sous tutelle française ?".
Le président Préval a par ailleurs confirmé que le président Nicolas Sarkozy allait se rendre en Haïti, soulignant qu'il serait ainsi "le premier président français à venir en Haïti".
M. Préval n'a toutefois pas précisé la date d'arrivée du président Sarkozy:"demandez au ministère des Affaires étrangères, celui de la France pas le mien", a-t-il déclaré.
René Préval était notamment entouré de José Miguel Insulza, chef de l'Organisation des Etats américains (OEA), "le seul des représentants internationaux à avoir dormi à Haïti et non pas seulement à y avoir passé quelques heures", depuis la tragédie du séisme, a tenu à préciser un représentant de l'OEA.
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Leticia Martinez Hernandez et Juvenal Balan
(envoyés spéciaux)

On raconte que le Palais présidentiel était le lieu le plus prestigieux de la capitale haïtienne. L'édifice, somptueux et d'une blancheur éclatante, était l'un des paradoxes de cette terre, plongée dans la plus profonde misère, mais qui savait en imposer avec un petit palais du style royal du Petit Palais de Versailles.
L'histoire rapporte que sa construction dura cinq ans mais une minute a suffi pour le détruire presque complètement. Le tremblement de terre du 12 janvier dernier a secoué sans pitié ce symbole de la nation haïtienne. Les journalistes de Granma ont pu parvenir jusqu'à ses décombres et dialoguer avec Fritz Longchamp, ministre de la Présidence qui, à notre arrivée, travaillait avec son équipe dans un bureau improvisé à l'ombre d'un arbre.
Quelques heures seulement après la tragédie et alors qu'on ignorait avec certitude l'ampleur des dégâts, tous imaginaient déjà que si les secousses avaient endommagé à ce point le Palais, on devait s'attendre au pire pour les constructions plus fragiles? Aujourd'hui, pendant notre interview, le survol du site par les hélicoptères faisait encore s'écrouler les murs.
Longchamp nous explique que les trois coupoles de l'édifice ont été détruites, celle de gauche et du centre se sont affaissées dans le sol, et celle de droite vers l'avant. Le bureau du président Préval, la salle du Conseil des ministres, le bureau de la Première dame et la salle de conférence ont été ensevelis quand la toiture s'est écroulée. Le pavillon central soutenu par des colonnes est également détruit. Pendant le séisme, au moins quatre personnes sont mortes dans l'édifice central du Palais, et neuf autres dans le poste de garde du président, aujourd'hui presque en ruines.
Selon des estimations préliminaires, 30% du Palais aurait été détruit. « Notre projet, c'est de réparer plutôt que démolir, car le bâtiment ne présente pas de problèmes de structures. Nous voulons reconstruire les coupoles, mais cette fois, avec plus de résistance aux séismes », nous explique le ministre.
Des spécialistes haïtiens de l'Institut national du patrimoine ont été invités à travailler à la reconstruction du palais, en collaboration avec des ingénieurs et des architectes japonais et nord-américains. En ce moment, ils effectuent une évaluation des structures et des biens patrimoniaux qui se trouvent encore enfouis sous les décombres.
Le ministre de la Présidence, encore sous le coup de la tragédie, souligne que le Palais est très lié à l'identité nationale d'Haïti, de même que son drapeau et son blason.(G.I)

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