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Villepin-Sarkozy: malaise et coups bas à l'UMP.

Publié le 31 janvier 2010 par Juan

L'affaire Villepin-Sarkozy a repris corps ces derniers jours. Pêle-mêle, les ténors de la majorité se sont entre-déchirés suite à l'appel du Parquet contre la décision de relaxe du tribunal à l'encontre de Dominique de Villepin. Même Carla Bruni-Sarkozy est sortie de son rôle d'épouse discrète du président français: «c'est un procès pénal, vous comprenez, un procès pénal, pas politique.» En coulisses, elle s'est fâchée contre le journaliste Harry Roselmack: «Si on n'arrête pas, je me casse, je me casse !»
Michèle Alliot-Marie a détesté qu'on puisse accuser le procureur Jean-Claude Marin d'avoir agi sur ordre de l'Elysée : « Jean-Claude Marin n'a eu ni instruction ni incitation de quelque nature que ce soit pour prendre sa décision».  La Garde des Sceaux confirme qu'elle avait été prévenue de la décision d'appel dès l'après-midi de jeudi: «J'ai été informée quelque temps avant que le procureur n'annonce sa décision. Ca devait être la veille au soir, par les services de la Chancellerie».  A l'UMP, on essaye de calmer le jeu, après s'être au contraire "lâchée" contre l'ex-premier ministre à l'annonce de sa relaxe. Les consignes sont désormais d'éviter de parler de l'affaire. Exemple de ce rétropédalage, Frédéric Lefebvre. Jeudi soir : « Pour le moment, seuls des exécutants ont été condamnés. Ce qui est clairement mis en avant, c'est que malgré la relaxe de Dominique de Villepin, des attendus mettent en exergue ses mensonges, quand il était entendu sous serment. »  Samedi: « Que la justice fasse son travail. Je n'ai pas à commenter le travail de la justice. »
L'UMP a accouché de ses listes pour les élections régionales dans la douleur: samedi, son conseil national réuni à Paris a adopté ses listes, avec un timide 60% de votes positifs et beaucoup de sifflets dans la salle, à peine couverts par la musique. Pourquoi tant de haine ? Les listes ont été décidées à Paris, loin des bases militantes locales, jusqu'au bureau de Nicolas Sarkozy, jeudi dernier. «Nous, c’est pas mieux, on a découvert notre liste en lisant La Dépêche dans l’avion. Il y a plein de nouvelles têtes, cela ne va pas rassurer les militants»  a expliqué un délégué de Haute-Garonne au JDD.


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