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Val d’Or; itinérance, jeu compulsif, alcool et drogue

Publié le 31 janvier 2010 par Raymondviger

Val d’Or et Loto-Québec

Depuis 2005, Loto-Québec a en effet identifié Val-d’Or comme étant une «zone fragilisée», dont la population est particulièrement vulnérable aux dettes de jeu. Le rapport entre le nombre d’appareils de loterie vidéo et la population y est trois fois supérieur à la moyenne provinciale. Pas étonnant que les Cris aient surnommé Val-d’Or «Sin City»; la ville regorge de tentations qui n’existent pas dans les communautés et réserves autochtones.

Dettes de jeu, toxicomanie et alcoolisme, conjugués à la pénurie de logement qui sévit depuis le dernier boom minier ont mené plusieurs Valdoriens – surtout des Autochtones – à la rue. Connu des intervenants sociaux et des services de santé depuis quelques années, le phénomène de l’itinérance à Val-d’Or est devenu un sujet d’actualité depuis qu’un entrepreneur a découvert une piquerie à l’entrée de la ville, en novembre 2008.

Itinérance à Val-d’Or

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De 5 à 20 personnes à Val-d’Or n’ont aucune adresse fixe à l’année longue. Du nombre, 78% sont intoxiquées à l’alcool où à diverses drogues de façon presque permanente. Cela les empêche d’obtenir le soutien des services sociaux ou d’être hébergés à La Piaule, principal organisme communautaire consacré à l’itinérance.

Un projet nommé Le Dortoir, piloté par l’administration de La Piaule, a donc été lancé à l’hiver 2009 afin d’offrir un toit aux itinérants en état d’ébriété. Le projet a toutefois reçu un accueil mitigé des résidents du quartier où l’hébergement d’appoint était installé, explique le directeur de La Piaule, Jean-Guy Chabot. «Les gens du quartier ne se sentaient pas en sécurité avec tous ces visiteurs en état d’ébriété et on peut les comprendre. Alors que la Piaule est au même endroit depuis 25 ans, près de la 3e avenue et les gens sont habitués… La track est déjà faite, comme disent les commerçants du coin!» Des 134 personnes accueillies au Dortoir entre le 15 janvier et le 31 mai 2009, 87 étaient Autochtones.

Trop petits et vétustes, les locaux actuels devront cependant être reconstruits afin d’accueillir la clientèle additionnelle que représentent les sans-abris «en état de consommation». Un projet auquel la Ville a déjà donné son appui, mais qui pourrait prendre plusieurs mois avant d’être réalisé. Et à Val-d’Or, l’hiver est rude…

Photos Ariane Aubin


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