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Ligue 1 | Une victoire sans convaincre

Publié le 01 février 2010 par Dredge

En battant  le PSG par deux buts à un, l'OL reste dans la course au podium, c'est le premier enseignement de cette 22ème journée de Ligue 1. Trois victoires de suite les Lyonnais sont sur le plan comptable dans un bon rythme mais il reste encore beaucoup d'interrogations sur la philosophie de jeu du coach et sur l'animation de l'équipe. Malgré une entame de match encourageante, il a suffit d'une nouvelle grossière erreur de défense pour retrouver l'OL des mauvais jours, une équipe incapable de prendre le jeu à son compte à l'image de son terne trio du milieu de terrain Toulalan, Källström et Pjanic.

A la surprise générale Puel avait choisi de débuter en 4 3 3 avec Lisandro Lopez exilé sur le coté gauche pour placer le seul Gomis dans l'axe. Mais pour que ce système fonctionne il faut dans l'entrejeu un animateur pour créer le danger. Trop faible dans le jeu de passe, l'OL n'arrivait pas à s'approcher des buts, Lisandro reconverti en milieu offensif était le seul à créer, il va beaucoup tenter, je l'ai trouvé intéressant dans ce rôle, même si c'est près des buts qu'il semble le plus utile.

A l'heure de jeu PSG menait logiquement, Vercoutre titulaire à la place de Lloris avait été décisif à plusieurs reprises, en face Edel la doublure de Coupet avait fait de même. On sentait les Parisiens faiblir et les Gones monter en puissance, Gomis parfaitement lancé par Källström était fauché irrégulièrement alors qu'il était en position d'aller marquer. Carton rouge, le PSG se retrouvait à dix au pire moment il restait trente minutes pour aller chercher les trois points.

L'entrée de Delgado à la place d'un Pjanic transparent allait être décisive avec une nouvelle fois le passage en 4 4 2 avec Lisandro dans l'axe. 77ème minute corner au deuxième poteau de César pour Dejan Lovren, sauvetage d'Edel mais reprise à bout portant de Gomis pour l'égalisation. Bastos rentre en position d'arrière gauche, il reste dix minutes, coup franc, déviation subtile de Licha pour une tête lobée de Cris. L'OL renverse la vapeur. Deux à un score final, l'essentiel est fait, mais il reste beaucoup de questions en suspens.

A la fin du match Richard Benedetti le journaliste d'OL TV va interpeller Puel sur le positionnement de Lisandro et le choix du 4 3 3. La réponse du coach à de quoi surprendre, il pense que pour utiliser le 4 4 2 pendant 90 minutes il faut des joueurs de couloir très forts physiquement pour jouer un rôle de piston, selon lui il n'a pas ce type de joueurs dans son groupe. Bastos, Govou, Delgado, Ederson ne sont donc pas assez "costauds" ! Par contre à l'heure de jeu il pense que c'est jouable, mais malheureusement il n'a pas répondu au "pourquoi ne pas faire l'inverse" :  commencer en 4 4 2 pour finir en 4 3 3 ?

Le coach va aussi préciser que c'est l'animation du jeu qui compte plus que le système retenu et que contre le PSG elle était déficiente à qui la faute aux joueurs, à leur placement sur le terrain, aux mouvement autour du porteur ou là aussi il manque le "bon" joueur dans le groupe actuel ? On constate que fin janvier les interrogations sont toujours aussi nombreuses. Claude Puel ne semble toujours pas décider à bâtir une équipe type à l'image de son choix de Lovren en remplacement d'un Réveillère irréprochable. L'absence d'automatisme du Croate avec Sidney va priver l'OL de possibilités de centre sur le coté droit.

La victoire va permettre au groupe de travailler sereinement mais l'équilibre de l'équipe est fragile, la défense manque toujours autant de sérénité, au milieu c'est faible techniquement, contre Toulouse qui va remplacer Toul suspendu ? Miralem va-t-il retrouver son niveau ? Claude Puel va-t-il persister dans sa politique d'un groupe élargi ? C'est la saison des questions avec, hélas, pas toujours de bonnes réponses !


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