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Date butoir du 31 janvier : le « pseudo accord » de Copenhague conduit la planète vers une augmentation de 3°c

Publié le 01 février 2010 par Greenpeacefrance

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C’était hier, 31 janvier, que les pays soutenant l’ « Accord de Copenhague » devaient rendre publics leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre à l’échéance 2020. Un mois après le Sommet, aucun gouvernement n’a rehaussé ses ambitions, répétant les mêmes erreurs qui nous ont amenées au fiasco de Copenhague. Cette première étape interroge sur l’utilité même du processus et confirme le risque d’une augmentation des températures au-delà de la limite des 2°C établie par la communauté scientifique.

Il s’agit là de la première étape « post Copenhague » et le résultat est pour le moins inquiétant : aucune avancée, aucun engagement contraignant. Les annonces de la semaine dernière ne sont qu’un recyclage des objectifs annoncés avant même Copenhague. On a eu l’impression d’une vaste opération de relation publique menée par les plus grands pollueurs de la planète, qui supportent mordicus le pseudo accord de Copenhague et qui tente d’en faire une victoire sur les changements climatiques alors que les objectifs annoncées placent la planète sur la voie d’une augmentation moyenne des températures de 3°c.

Les objectifs des pays industrialisés aboutissent à une réduction de 11 à 19% de leurs émissions. Les îles Marshall, parmi les plus petites îles du Pacifique, ont annoncé -comme un pied de nez aux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre- qu’ils allaient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2020. C’est précisément ce qui est exigé des pays industrialisés par la science du climat pour rester sous la barre des 2°c. Les îles Marshall sont à seulement 2 mètres au dessus du niveau de la mer et sont en grand danger si le réchauffement climatique et la hausse du niveau des océans se confirment et s’intensifient.

La faiblesse des objectifs de réduction d’émissions et l’absence de contraintes pesant sur les pays signataires de l’ « Accord de Copenhague » ne peuvent que laisser perplexe quant au respect des autres engagements : les financements de l’adaptation aux conséquences des changements climatiques pour les pays les plus pauvres et les plus vulnérables et l’atténuation de l’impact des pays en développement sur le dérèglement du climat.

Vous pouvez lire le rapport ce Greenpeace qui détaille les conséquences environnementales, sociales et économiques des engagements pris en fin de semaine passée par de nombreux pays.


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