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Le GIEC, un vrai roman … rose

Publié le 08 février 2010 par Copeau @Contrepoints
Le président du GIEC, l'Indien Rajendra Pachauri, publie un roman rose, aux frais de l'homme le plus riche d'Inde et patron de la société gazière Reliant Industries, Mukesh Ambani, et se fait offrir la fête de lancement par la filiale indienne de la société pétrolière BP.

On Savait Rajendra Pachauri, le président du GIEC, trop occupé pour réagir quand on lui signalait les erreurs présentes dans le rapport AR4 de 2007, comme les affirmations selon lesquelles les glaciers Himalayens risquaient de disparaitre d'ici 2035 –infondée et tirée d'un rapport des activistes du WWF-, que 55% des Pays-Bas sont sous le niveau de la mer –le vrai chiffre est 20%-, que certaines récoltes en Afrique du Nord risquent de baisser de 50% d'ici 2020 par manque de pluie –également tirée d'un rapport d'activiste et rédigée par un obscur chercheur spécialisé dans les marchés de permis d'émissions, en l'absence de tout fondement scientifique-, pour n'en citer que quelques unes.

On sait maintenant ce qui le tenait si débordé : l'écriture d'un roman rose intitulé Retour à Almora, où l'expression réchauffement des globes prend une signification nouvelle et, pour tout dire, un tant soit peu inattendue. Rien là de choquant en soi, si l'on veut bien exclure le temps nécessaire à l'élaboration d'un tel chef d'œuvre pour un homme si occupé à sauver la planète. Après tout, des sommités littéraires tel Valéry Giscard et Patrick Poivre d'Arvor n'ont-ils pas déjà par le passé rendu respectable cette voie pour exprimer une sensibilité insoupçonnée chez des hommes si graves et investis de si lourdes missions ?

Ce qui pourrait peut-être causer un peu plus d'étonnement c'est le financement de cet ouvrage. En effet, l'éditeur de ce volume n'est autre que l'homme le plus riche d'Inde et patron de la société gazière Reliance Industries. Quant à la fête de lancement, elle a été payée par rien moins que la filiale indienne de la multinationale britannique du pétrole BP. BP India est également un sponsor majeur de TERI India, une association dirigée par M. Pachauri et dont les comptes ne sont pas publiés.

On peut sourire devant ce qui apparait comme une risible farce et devant cette accumulation d'aberrations en provenance du GIEC et de son Président. Mais on peut aussi se demander si de telles sources de financement pour M. Pachauri sont tout à fait appropriées, et si elles ne soulèvent pas de problème de conflits d'intérêts.


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