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La création des animaux / Creation of animals.

Publié le 09 février 2010 par Ziril


Cher Giacomo. Après une bonne semaine de paresse à Venise ou les vins Italiens m’ont fait tourné la tête, j’ai fais voeux ce matin de me cultiver un peu. J’ai donc enfilé  une chemise blanche fraîche en toile de lin, ciré mes souliers vernis et pris le vaporetto sur le grand canal pour rendre visite au Musée de l’Academia. Te rappelles tu de la splendide femme russe au grand manteau richement brodé que nous avions si maladroitement dragué l’hiver dernier à Padoue ? Et bien, tu ne me croiras pas si je te dis qu’elle se trouvait là également dans ce fantastique Musée , malheureusement chaperonnée  par une matrone âgée et obèse qui peut être était sa mère qui m’a donné du fil à retordre pour m’approcher de la belle. J’ai du avoir recours à des ruses d’Apaches pour enfin me coller à son dos. A mon grand bonheur elle n’a pas bronché et s’est au contraire doucement penché en avant, feignant d’ avoir à relacer son soulier , m’abandonnant sa croupe bolchevique et me laissant par la même occasion la jouissance d’une peinture fantastique du Tintoret : » La création des animaux . ». La composition de ce chef-d’oeuvre est tellement osée avec ces bestioles qui entrent par le coté droit du tableau et tous ces poissons et oiseaux qui en sortent par le coté gauche ! Une vraie scène de théatre ! Et le Bon Dieu qui flotte au dessus de tout ce monde entourée de lumière blanche et jaune de Naples est véritablement ..divin, si j’ose dire. Je croyais naïvement connaitre ce tableau que j’avais vu des dizaines de fois en reproduction, mais aujourd’hui, cher Giacomo, l’émotion et le trouble m’ont fait oublié l’espace d’un long moment le sublime fondement offert de la belle slave.

La création des animaux / Creation of animals.

Dear Giacomo. After a solid week of laziness in Venice where Italian wines left me dizzy, this morning i took an oath to feed my brain with culture. I wore a fresh new white linen shirt, shined my shoes and took the vaporetto on the Grand Canal to visit the Academia museum. Do you remember last winter in Padova, that splendid russian woman with the gorgeous embrodered coat  that we tried so hard to seduce? Well, you wont believe me  when i tell you that she was there today in that fantastic museum, unfortunately she was chaproned by an old, fat matron, who might her mother, who made it difficult for me to approach my prey.  I had to rely on old Apache tactics to get close to her back. To my great surprise she didn’t blink an eye and, to the contrary, she slowly bent over pretending to lace her shoes, presenting not only her bolshevik ass, but giving me at the same time, the sensual pleasure of exposing Tintorreto’s masterpiece: « The Creation of Animals »… with it’s daring composition of animals entering from the right of the painting and exiting on the left side!! Real theater! With the good God floating above it all in a glow of light, white and naples yellow, it is, if I dare say, simply divine.  I had thought, naively, that I knew this painting; I had seen it dozens of times in reproduction, but today, dear Giacomo, the sensation of seeing that painting made (even) me lose focus of that sublime derriere offered by the lovely russian.


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