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What's up doc ?

Publié le 10 février 2010 par Marc Gauthier

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Il y a plusieurs sujets qui m'occupent l'esprit ces temps-ci. Des sujets que je voudrais développer ici, mais qui pour l'instant ne sont même pas des brouillons. Ceci étant, voilà de quoi il s'agit. Je l'indique au moins pour m'en souvenir convenablement, et peut-être pour ceux que cela intéresse pour leur laisser la possibilité de s'y pencher en avance. D'abord, le sujet des croyances. Il y a énormément à explorer sur ce sujet. Telles que je les vois désormais, les croyances sont en nous comme des graines agissant sur notre inconscient de façon déterminante sur notre personnalité et notre comportement.

Je m'explique rapidement. Dans son livre L'homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle aborde de façon approfondie le rôle des croyances sur nous. Il donne à un moment l'exemple d'un couple. Le mari est toujours pressé, il compte le nombre de musées visités en une matinée pour estimer l'intérêt réel de ses vacances et moquer celles des autres qui en visitent moins, il est avare, égoïste, et se montre peu chaleureux avec les autres. Sa femme en revanche est quelqu'un de doux, d'attentionné, de gentil. Mais elle vit avec lui en étant comme prisonnière. A aucun moment elle ne témoigne de volonté, je veux dire par là de capacité d'agir, pour s'échapper de la médiocrité humaine dans laquelle l'enferme son mari. Tous deux disent dans un même paragraphe une phrase qui révèle soudain une croyance de fond qui explique leur comportement. Le mari dit ainsi "La vie, c'est une course. Il faut se battre pour être toujours le premier". Et sa femme de répondre "La vie est une loterie". Ainsi l'homme croit qu'il se doit toujours de dépasser les autres, quelque soit l'activité qu'il entreprend, ce qui le mène à une course sans fin et l'oblige à se positionner en permanence en opposition à ses semblables, quand sa femme vit de façon fataliste, tout simplement parce qu'à la lotterie de la vie, elle a décroché le mauvais billet.

Ce qui m'intéresse donc est de trouver un moyen de découvrir ces croyances fondamentales qui construisent notre façon de voir le monde et d'y réagir. Je suis persuadé qu'il y a là un travail très intéressant pour chacun. Je compte l'entamer personnellement dans les jours qui viennent, sur mon rapport au travail. Je voudrais mieux comprendre ce qui définit mon comportement lorsque je suis en entreprise. Après une courte introspection hier soir, j'ai déjà découvert qu'il y avait quelque chose d'intéressant à creuser sur ce terrain là pour moi car je crois avoir décelé que ce rapport je l'ai construit dès mes plus jeunes années d'école, en primaire pour être exact. J'ai compris que certaines de mes réactions aujourd'hui étaient similaires à celles que j'avais alors lorsqu'on me donnait des devoirs à faire (je m'empresse de préciser que j'étais alors plutôt bon élève, mais le fond de l'histoire n'est pas là).

Deuxième sujet que je crois important, mais qui là demande des développements particulièrement conséquents. Si je les aborde ici, ce ne sera donc que de façon sans doute très partielle, tant le travail requis m'apparaît important. Il concerne en gros l'impact du faire dans notre bonheur. En quoi le fait d'agir influe-t-il sur notre bonheur ? De quelle façon le comment nous agissons influe-t-il ? Etc. Cette question est en partie liée avec l'impact de notre rapport à la technologie dans les tâches que nous avons à accomplir sur notre vie. Elle permet également de proposer une explication, parmi tant d'autres, au fait que des personnes très riches ne se sentent parfois pas heureuses. On rejoint donc ici le sujet du paradoxe d'Easterlin. Vous comprenez pourquoi tous les développements nécessaires sont donc longs.

Pour là aussi proposer une première petite idée concrète de la chose, je prendrais volontiers l'exemple de l'émission D&Co sur M.6 Je l'ai regardée à quelques reprises, et au-delà de l'appréciation ou non des choix de décoration qui sont proposés, j'y ai vu un défaut majeur : l'émission construit des maisons témoins. Ce ne sont plus les habitations des gens qui ont commandé les travaux, ce sont des lieux qui leur échappent pour deux raisons : ils sont dépersonnalisés (et la tendance de l'émission à écrire les noms des gens dans chaque pièce vient à mon sens renforcer cet aspect plutôt que l'inverse : on a pas besoin d'inscrire son nom dans son chez soi quand on y sent déjà sa propre vie qui vibre); ils ne sont pas bâtis et décorés par les habitants eux-mêmes (leur participation aux travaux n'est que très minime, et les choix majeurs de décoration ne sont pas les leurs). Résultat : un endroit qui ne leur appartient plus. Tout le côté de factice d'un bien acquis facilement (l'huile de coude est mise par les ouvriers de l'émission), et qui finira par ne pas procurer de vrai bonheur. Le plus symbolique ce soir était la cabane du fils. Qui a-t-il de plus terne qu'une cabane qu'on n'a pas construite soi-même avec les branches et les feuillages du jardin ou du bois d'à côté ? Depuis quand les cabanes sont elles autre chose qu'un endroit éphémère dont la plus grande aventure est d'être bâtie plus que d'y vivre ?

A bientôt donc.


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