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From paris with luc besson

Publié le 15 février 2010 par Acrossthedays @AcrossTheDays

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Mercredi 17 janvier va sortir dans les salles françaises le meilleur film de l’année 2010. C’est sûr. Et c’est pas Mozinor qui va dire le contraire. Enfin,  relativisons un peu : peut être pas le film de l’année mais le film français qui va vendre le plus à l’étranger. Le scénario est de Luc Besson, le film est réalisé par Pierre Morel, la production est à l’américaine et les acteurs sont américains. Cette assemblage est désormais le maillon fort d’Europa Corp la société de production (la plus grosse d’Europe) créée par Luc Besson il y a 10 ans tout pile.

Donc pour résumer, vous prenez un réalisateur français (Louis Letterier, Pierre Morel ou Luc Besson), vous lui donnez de l’argent (38 millions d’euro pour le petit dernier), un Bruce Willis ou un John Travolta, un chinois, une pute, un père qui veut se venger, un mec qui transporte des colis ou encore des Yamakasis, et il vous fera un film d’action à l’américaine qui se vendra autant en France qu’aux Etats-Unis. Par exemple : quel est le plus gros carton du cinéma français à l’export en 2009 et surtout de tout les temps ? Taken, film réalisé en anglais par Pierre Morel. Tout ça pour annoncer le futur blockbuster à la Luc Besson qui ne devrait pas déroger à la règle, ayant réussi à se mettre sous la dent un John Travolta désormais habitué aux rôles de Jason Statham.  On est loin de la fièvre du samedi soir. A voir absolument, Mozinor qui parodie Luc Besson et Travolta, alors sur le plateau du grand journal :


FROM PARIS WITH LUC BESSON

Pour vous donner une petite idée, voici quelques noms de personnage de From Paris With Love. Ca ne s’invente pas :

  • L’agent du FBI(John Travolta)
  • Le voyou (François Bredon)
  • Rashid (Chems Dahmani)
  • Le proxénète pakistanais (Samir Darr)
  • La prostituée de Wax (Melissa Mars)
  • Le chinois punk (Julien Hagnery)

Ok, on se fout un peu de la gueule de From Paris With Love mais c’est pas pour autant qu’on ira pas le voir avec autant de plaisir qu’un Iron Man 2, un Terminator Renaissance ou un Hyper Tension. Tant que c’est un blockbuster bien fait, que ça n’est pas là pour prendre la tête, que c’est violent, vulgaire, sexiste, maso & co et surtout que ça met vraiment les pieds (mais avec une pointe volontaire toute enfantine) dans les stéréotypes baveux qu’on attend avec impatience en mangeant notre pop corn’ : on prend. C’est pour ça qu’à ATD, on peut connaître les défauts de Luc, mais pas le hair pour autant.

En effet, on peut reconnaitre qu’il produit et réalise parfois de beaux navets au cinéma (tout en produisant par l’intermédiaire d’Europa Corp de bons films tel que Ne le dis à personne,  Dikkenek ou encore Trois Enterrements) mais Luc Besson est aussi un peu l’instigateur de la Cité du Cinéma qui devrait ouvrir ses portes en 2012 : conçue pour concurrencer et attirer les grands studios américains et anglais (Pinewood, là où a été tournée à regret Le Cinquième Element), cette cité pourrait enfin donner un nouveau coup de pouce à un cinéma français qui patit de voir des voir des films américains dont l’action a lieu à Paris ,mais qui sont en réalité tournés à Budapest. Faut bien rendre un peu de dignité au pays qui a inventé le cinéma et qui reste toujours le premier producteur de film en Europe. Bordel.

Classé dans :ACROSS THE CINEMA

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