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La question religieuse.

Publié le 15 février 2010 par Marx

                              Avec l’affaire de la candidate voilée, les polémiques vont bon train. Ses partisans font feu de tout bois. Tout y passe, « La question juive » du jeune Marx à Lénine pour les plus politiques, à l’abbé Pierre en soutane , pour tenter de justifier une première pour une organisation qui se réclame du mouvement ouvrier. Il n’est nul besoin d’avancer de telles références, ni de pousser le bouchon jusqu’à l’abbé. Le bon vieux républicanisme  suffit  à prouver l’inverse. Ce n’est et n’a jamais été dans la tradition socialiste, ni républicaine que de brandir des symboles religieux de quelque nature et attachés à la soumission d’un sexe, d’un travailleur et de tout autre personne, qui dans certains pays est le signe de l’apartheid sexiste. Elle est certes loin l’époque, 1936, de la première main tendue par le PCF et Maurice Thorez aux travailleurs chrétiens, sans symboles apparents, brocardée par les troskystes et mise en cause par Marceau Pivert. Il y eut également une polémique. Cette démarche était à l’époque forcément de nature stalinienne pour ceux qui la discutaient.
                              Sil est exact que Marx ne faisait pas de la question religieuse le problème essentiel dans la division de la société en classes sociales, il est aussi vrai que le matérialisme, s’attaquait au postulat de base des religions. Un marxiste est un matérialiste, pour lequel l’esprit pur ne put créer la matière, celle ci existe indépendamment de l’esprit et n’a pas besoin de lui pour exister. Contrairement à l’idéalisme philosophique. Nous n’allons pas développer, mais pour conclure, Dieu n’est pas. Les luttes des femmes et leurs conditions sont prises en comptent par les marxistes, notamment en France par le POF (Parti Ouvrier Français) de Jules Guesde, Paul Lafargue, Gabriel Deville, dans la plupart de ses congrès. Discours de Guesde au congrès de Marseille et ses articles sur « le Socialiste » (extraits sur notre blog de l’histoire socialiste).
                               Il n’y a jamais eu d’habits et quelconques symboles religieux sur des listes présentées par des Partis de gauche  de manière générale mais il y a pourtant eu des candidats croyants et élus. La gauche a toujours veillé à la séparation des sphères publiques et privées et la loi de 1905 fut une étape dans ce combat  et  pas une fin.
                            Chez d’autres révolutionnaires, non marxistes, cette question est encore plus récurante. Les anarchistes, libertaires, anarcho-syndicalistes , la question religieuse vient dans les premiers plans, c’est l’athéisme militant et antireligieux. Pour la tendance concurrente aux marxistes, les « blanquistes » de Vaillant et Allemane, héritiers des « communards » le PSORF, l’adhésion au Parti est conditionné par l’athéisme du militant. Ne peuvent être candidats du Parti que des ouvriers révolutionnaires et athées. L’athéisme est une condition fondamentale pour être membre du Parti et le représenter.
                             Un marxiste est par définition matérialiste et se référer au matérialisme historique, sans  la méthode qui y conduit, c’est possible pour certains mais Marx, c’est d’abord sa méthode, le reste n’en est que le produit. Il insiste d’ailleurs dessus et d’autres parleront d’instrument de l’analyse. Enfin pour justifier le voile, tout est bon pour certains, jusqu’à la simplification extrême et aux

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