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Haiti : Des Infos

Publié le 16 février 2010 par 509

Des écoles mobiles pour quels élèves ? Des écoles mobiles pour quels élèves ?La République dominicaine a offert 15 écoles mobiles à Haïti, frappé sévèrement par le puissant séisme du 12 janvier 2010. Selon une annonce du gouvernement faite ce lundi, ces structures peuvent accueillir chacune 40 enfants. Elles seront installées dans les zones frontalières, a appris Le Nouvelliste.Alors que les autorités haïtiennes font des mises en place pour la réouverture officielle des classes prochainement, un bon nombre d'élèves sont encore sous le choc après ce séisme. Certains d'entre eux, traumatisés on ne peut plus, n'envisagent même pas la possibilité de retourner à l'école dont les portes devront rouvrir en mars prochain particulièrement dans l'Ouest.Contrairement à ce qui se passe dans ce département, dans plusieurs autres régions du pays les portes des établissements scolaires relativement épargnés par le tremblement de terre ont été ouvertes ce lundi. Mais les élèves n'ont pas pris en masse le chemin de l'école. C'est le cas à Pilate, dans le Nord. Selon un bilan officiel, des milliers d'écoles, dont environ 4 000 à Port-au-Prince, ont été détruites ou endommagées par le cataclysme.********************************************Eboulement au Cap-Haitien: une école à moitié détruiteLa Petite Ecole, une institution scolaire primaire basée au Cap-Haitien, a été a moitié détruite suite a un éboulement survenu au cours de la journée en pleine période de classe.Cet incident est survenu après qu'un éboulement ait provoqué la chute d'un mur dans une salle de classe.Le bilan partiel fait état de 4 morts, tous des enfants, et de plusieurs blessés parmi les écoliers et les professeurs selon les responsables de la Protection Civile au Cap-Haïtien.A souligner que la ville du Cap-Haitien fait face à de fortes pluies depuis le début du weekend. Cette situation crée déjà une panique chez les capois qui ont peur des dégâts que pourrait provoquer ces pluies diluviennes.********************************************Feu vert au projet de zone franche de la West Indies Industrial Mill SALe Conseil National des Zones Franches, entité du ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI) a donné son accord au projet de création d'une zone franche industrielle soumise le 22 décembre 2009 par la West Indies Industrial Mill SA dirigé par l'industriel Fritz Mevs, indique une note du ministère datée du 10 février et reçue ce lundi 15 février par Le Nouvelliste.
La ministre du Commerce et du l'Industrie Mme Josseline Colimon Féthière, jointe au téléphone par Le Nouvelliste, estime que c'est un projet très important pour le pays surtout qu'il est question de création d'emplois. « Mise à part la surface réservée à la construction des hangars, le site destiné à accueillir ce projet de zone franche dispose encore plein d'espace pour accommoder les investisseurs étrangers ou locaux intéressés à la loi HOPE » souligne Mme Féthière qui pense que dans le cadre de l'examen de ce projet de zone franche, toutes les procédures ont été respectées à la lettre.
Déposé en décembre devant le Conseil, l'examen du projet a été finalisé la semaine dernière, précise encore la ministre du Commerce qui annonce que d'ici six mois cette zone franche sera opérationnelle. Parmi les investisseurs ayant contribué à la réalisation de ce projet, la titulaire du Commerce salue particulièrement Georges Soros gérant de Soros Economic Development Funds qui a soutenu diverses initiatives économiques et industrielles en Haïti.
Ce projet de zone franche, tel que soumis par la West Indies Industrial Mill SA, vise à l'implantation de 46 bâtiments industriels d'une superficie totale de un million neuf cent douze mille deux cent (1 912 200) pieds carrés. Cela nécessite un investissement de 45 millions (45 000 000) de dollars américains et favorisera la création de vingt mille (20000) emplois directs.
Si les suites nécessaires sont données à ce projet ce sera le premier investissement majeur réalise en Haïti après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Le Nouvelliste a essayé sans succès de contacter un membre du Groupe Mevs pour avoir leur avis.
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Un village bientôt à Canaan
Un mois après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a laissé plus d'un million de sans-abri dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, le ministre des Affaires sociales et du travail, Yves Cristallin a annoncé pour bientôt la construction d'un village intégré dans la communauté de Canaan, une localité d'Onavil (Croix-des-Bouquets).
« Notre visite ici est pour vous annoncer que dans le cadre de la politique d'emploi et de logement mise en oeuvre par le gouvernement et la communauté internationale, la construction d'un village intégré qui sera doté de toutes les infrastructures de base afin de permettre aux gens de cette communauté d'avoir un avenir viable. Et aussi permettre que les activités reviennent à la normale le plus vite possible - et que l'économie agricole retourne à la pleine production dans cette communauté ». C'est avec ces mots qu'a débuté le discours du ministre des Affaires sociales et du travail (MAST), Yves Cristallin, lors d'une visite guidée effectuée ce lundi dans la communauté de Canaan, une localité d'Onavil (Croix-des-Bouquets).
Selon le titulaire du MAST, trouver les moyens de loger la population qui dort à la belle étoile depuis le passage du séisme du 12 janvier dernier, qui a rudement saccagé Port-au-Prince et d'autres villes du pays est devenue pour le gouvernement haïtien, une question urgente et une priorité.
« Nous travaillons d'arrache-pied afin de distribuer, le plus de tentes possible pour aider les personnes sinistrées à faire face à la saison pluvieuse qui s'annonce déjà et du même coup, subventionner les professionnels et commerçants par un système de micro crédit les permettant de refaire leur vie », déclare M. Cristallin, en sensibilisant la population afin quelle n'envahit pas les espaces vides par des constructions anarchiques.
Une femme qui assistait à la visite a déclaré à Le Nouvelliste que l'important pour elle est d'avoir un espace pour se loger avec sa famille. « On nous a dit de ne pas construire. Et on nous a aussi promis des tentes pour faire face à la saison pluvieuse. On craint pour notre vie et nous avons peur de la vie qui nous attend à l'avenir », dit-elle en souhaitant que les autorités haïtiennes tiennent leurs promesses.
En attendant les constructions des villages, annoncées par le gouvernement pour loger les sans-abri du tremblement de terre, se réalisent. Les abris temporaires construits dans les différentes zones du pays sont impropres à être des logements à long terme. L'expérience a montré que des abris temporaires ont de nombreux inconvénients, étant généralement de mauvaise qualité pour l'habitation à long terme et une source de problèmes de santé pour les occupants.
Amos Cincirmcincir@lenouvelliste.com

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