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d'Europe écologie au parti de gauche...

Publié le 16 février 2010 par Despasperdus

Si notre mémoire est bonne, c'est bien Ségolène Royal qui affirmait qu'elle ferait de la région Poitou-Charentes son laboratoire, non ?

Pari réussi ! Après le soutien de militants "socialistes" d'Angoulême à la liste du Front de gauche élargi, Ensemble pour des régions à gauche, c'est au tour d'Anne Moreau, une militante des Verts de quitter Europe écologie pour soutenir le Front de gauche.

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Cette militante écologiste, maitre de conférence à l'université de Poitiers, a même décidé de rejoindre le Parti de gauche :

« Je ne me retrouve plus politiquement au sein d'Europe écologie. (...) J'assume de moins en moins les propos d'Europe écologie au niveau national (...) Je pensais que l'on aurait pu aborder des questions de fond mais cela n'a pas été le cas. (...) Les alliances avec le MoDem ne me conviennent pas. (...) »

Anne Moreau d'ajouter :

« la dimension sociale dans le projet politique d'Europe écologie est obérée par trop d'environnemental ».

Et d'enfoncer le clou :

« J'ai peur aussi que le recadrage à gauche ne se fasse pas avec les Verts. Je serais restée avec les Verts s'il y avait eu cette dimension. La politique du Front de gauche me séduit en réaffirmant une gauche sociale. » (source : La Nouvelle République)

Quoiqu'en dise Cécile Duflot, les Verts ont choisi la Comm' avec Europe écologie au détriment de l'écologie politique. (sourceReversus)

On observe chez EE une certaine dérive où le casting-marketing de personnalités médiatiques et d'élus en mal de places éligibles, ainsi qu'un certain apolitisme opportuniste , pour débaucher les amis de Waechter et de Cap 21 de Lepage, relèguent aux calendes grecques l'écologie sociale...

Au point de tomber dans le grand n'importe quoi en votant au parlement européen (hormis Bové et un absent) une résolution complaisante avec l'énergie nucléaire. (Source : Bellaciao ) ou en débaptisant une place qui portait le nom d'un syndicaliste et d'un résistant. (Source : Causeur)

Une dérive que décrit la députée Martine Billard :

"« J’ai rejoint les Verts en 1993 pour l’écologie, le féminisme et la politique autrement. (...) tout débat véritable est étouffé au profit d’un seul objectif, obtenir le plus d’élus possibles. (...) La politique autrement a aussi été rejetée au rang des vieilleries à jeter au rebut : le cumul des mandats s’étend et se revendique (la moitié des parlementaires nationaux, bon nombre de conseillers régionaux). La course aux postes est constante et manifestement déjà relancée par le récent succès d’Europe Ecologie.»"

Elle précise :

« je ne peux me résoudre à une simple gestion environnementale du système, toute positive qu’elle soit, sans que cela ne s’articule à un projet global clair. Pour affronter la crise actuelle - économique, sociale, démocratique et écologique -, il faut apporter des réponses qui ne se contentent pas de changements à la marge. Les Verts n’ont plus cette audace : d’un parti pour la transformation de la société, ils sont devenus un parti d’accompagnement. » (Source : le blog de M. Billard)

On salue donc ces courageuses qui, à l'instar d'Anne Moreau et de Martine Billard quittent un parti surfant sur la mode environnementale et la vague médiatique pour poursuivre leur combat en faveur d'une écologie politique de transformation sociale.

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