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Montpellier Now !

Publié le 19 février 2010 par Jlboulin @etourismeinfo

C’est la nouvelle accroche de Montpellier et de la V3 de son site qui vient d‘être mise en ligne le 1er février dernier. Un premier point, on s‘étonnera du nom de domaine “ot-montpellier”, qui si l’on comprend bien la nécessité de ne pas perdre le travail effectué par le passé, pourrait redirigé vers une adresse plus mnémotechique, pour l’internaute comme pour les moteurs, en faisant l’impasse sur l’acronyme OT.

On retiendra avant tout une approche typologique de la clientèle à travers pas moins de douze déclinaisons sur le thème “Montpellier vous ressemble” : affaires, culture, jeunes, famille, malin, prestige, sportive, créative, gay, romantique, accessible et apprendre le français ! Ouf…
S’il est intéressant de filtrer l’offre en fonction des besoins et envies de sa clientèle, de nombreux marketeurs se posent aujourd’hui la question du “saucissonage” du client ; ne peut-on pas finalement être gay, avoir envie de culture, de romantisme et être sportif, le tout dans un même séjour, voire une même journée ?
De ce point de vue, la navigation à travers des tags (ou étiquettes, mots-clés) affectés à tout contenu peut s’avérer encore plus payante. On a bien une tentative de création de tag cloud (nuage de mots-clés) sur le menu de gauche, mais encore trop peu étoffé pour remplir cet office comme ce peut être le cas sur la version us de la Hollande, par exemple pour la rubrique Hôtels.

D’un point de vue ergonomie, l’onglet “Montpellier vous ressemble” en haut de page n’est pas forcément très intuitif, d’où la reprise sous la ligne de flottaison du site de l’ensemble des 12 thématiques identifiées. Un footer (ou pied de page) impressionnant reprend d’autres informations intéressantes, dont les “10 raisons de venir à Montpellier” ! Cela m’a permis d’apprendre que Montpellier était la capitale de la lutherie, vous le saviez ?

Montpellier Now !

On remarquera également la mise en avant de la réservation en ligne, fournie par City Break, qui permet rapidement d’aboutir sur une liste claire, que l’on peut également afficher à l’envi dans une Google Maps, dont le pictogramme reprend le tarif “à partir de”, ce qui me semble intelligent. A noter que le moteur de réservation est disponible (en marque blanche ?) pour leur propre site.

Ce qui peut également frapper, alors que beaucoup de sites accordent une place grandissante aux visuels, avec une occupation pleine page (comme le Puy-de-Dôme, ou encore l’Hérault), c’est le peu d’illustrations sur cette page d’accueil. Pour le touriste ne connaissant pas la destination, peu de séduction passera à travers l’illustration figée du bandeau, centrée sur le tramway montpelliérain. La vidéo elle-même est peu visible, à travers le lecteur Viméo dans le menu de droite, et peut-être trop institutionnelle et passez “expériencielle”.

Le menu en onglet, à l’image de celui de Lyon, reprend les principales préoccupations des touristes avec un graphisme attirant, et des questionnements d’action clairs : “Où manger”, “Où dormir”, “Que faire”, “Se déplacer”.

Dans sa communication à la presse, l’Office insiste sur la prise en considération de l‘écriture web, et des critères important de ce point de vue. Cela transparaît effectivement à travers les phrases concises et directes, la structuration des articles ou encore l‘équilibre rédactionnel/visuels.

Mais comme sur de nombreux sites en ce moment, on a le droit à une “bande-annonce” des outils 2.0 et du web social. Si l’internaute peut partager à travers le bouton addthis, déposer des commentaires, il lui faudra encore attendre un peu pour retrouver Montpellier sur Facebook, Twitter, Youtube ou Flickr. Le signe d’une réflexion qui mérite davantage de temps ? De même, l’information mobilité, et notamment une application iPhone fait partie des chantiers 2010, au même titre qu’un blog des ambassadeurs.

On aura donc sûrement l’occasion de revenir sur Montpellier cette année !

Pour information, le site de Montpellier, c’est 828 000 visites en 2009, 658 000 visiteurs uniques, dont 22% d‘étrangers (on notera d’ailleurs que l’impressionnante galerie de drapeaux pour les traductions ne donne que rarement lieu à un contenu abouti, l’anglais prenant souvent le dessus).


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